Namur se prépare à accueillir un procès d'ampleur importante. Avec près de soixante inculpés, autant d'avocats, des parties civiles et un public, l'organisation d'un tel événement dans le palais de justice actuel relève du défi.
Le président du tribunal de première instance de Namur, Christian De Valkeneer, alerte sur cette situation critique :
Dans l'hypothèse où la chambre du Conseil renverrait quand même une partie importante de ces inculpés devant le tribunal correctionnel, on risquerait de se retrouver avec un procès devant le tribunal correctionnel avec peut-être 40/50 prévenus. Il faut ajouter à ça les avocats, la sécurité... Donc, on voit bien évidemment que nos locaux ne sont plus du tout adaptés à des procès de cette taille-là, avec autant de monde et autant d'intervenants.
Un nouveau tribunal, flambant neuf et situé à quelques rues du palais de justice actuel, pourrait résoudre ces problèmes. Cependant, le déménagement reste bloqué faute de validation du bon de commande, d'un montant de 350 000 euros, par le gouvernement en affaires courantes. Alors que la Belgique dispose désormais d'un gouvernement de plein exercice, l'urgence demeure : le procès doit commencer dans deux mois, laissant planer l'incertitude sur un déménagement réalisable dans les délais.
Ce procès ne pourra pas traîner. Dès le moment où il y a un renvoi avec des personnes qui sont détenues, on ne peut pas dire qu'on va fixer ce dossier au mois d'octobre ou au mois de décembre 2025. Il faut évidemment qu'on puisse fixer ce dossier rapidement parce que les personnes sont détenues et ont droit à avoir rapidement un procès. S'il y a des personnes renvoyées, détenues, sur décision de la chambre du Conseil, il faudra quand même organiser un procès d'ici le mois d'avril.
La tenue simultanée d'autres procès, notamment en cour d'assises, complique encore davantage la situation. Le président du tribunal n'exclut pas la mise en place d'horaires décalés pour faire face à cette surcharge, dans le cadre d'un procès dit "extraordinaire".
Et donc c'est évidemment très compliqué parce que le tribunal continue à tourner en plus des procès de ce type-là, qui sont des procès un peu hors normes. En termes d'infrastructures, ça devient véritablement un casse-tête. Notamment aussi sur le plan du cellulaire. On a un petit cellulaire ici. Si nous avons un dossier avec une dizaine de détenus, ça devient très compliqué.
Alors que la nouvelle ministre de la Justice, Annelies Verlinden, prend ses fonctions, le président du tribunal espère avoir vite des réponses pour régler cette situation.
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