À Couvin, les acteurs jeunesse, culture et formation ont mené une action de sensibilisation sur la place. Pas de grève, mais une présence pour informer la population des réformes et coupes budgétaires qui menacent leurs services essentiels.
“On ne veut pas fermer nos portes à nos publics”
Contrairement à d’autres actions menées en Belgique cette semaine, les équipes couvinoises ont choisi de rester ouvertes.
« On a décidé de manifester, mais pas de fermer. On ne veut pas priver nos publics : les parents, les enfants, les ados. C’est l’essence de notre travail », explique Stéphanie Degroote, coordinatrice de la Maison de Jeunes "Le 404" à Couvin.
Elle insiste : la mobilisation intervient à un moment décisif.
« Le message, c’est qu’il est encore temps. Rien n’est passé. C’est maintenant qu’on doit se faire entendre pour que ceux qui décident comprennent ce qui se passe sur le terrain. »
Craintes pour l’emploi, les subsides… et l’accessibilité pour les familles
La réforme des APE, la réduction annoncée des subsides ONE ou encore d’autres projets de rationalisation inquiètent fortement les acteurs locaux.
« On a peur pour nos bénévoles et pour l’emploi. Aujourd’hui, on propose des activités à 6 € par jour. Mais avec les réformes, les coûts vont augmenter… et une partie de la population risque de ne plus pouvoir suivre », regrette Stéphanie Degroote.
Dans la formation aussi, les effets se font déjà sentir
La mobilisation ne concerne pas que les maisons de jeunes. Les centres de formation subissent déjà des réductions de moyens, sans indexation depuis deux ans.
« On a -2 % sur notre subvention depuis deux ans. Le premier impact, c’est l’impossibilité de renouveler des CDD », explique Gaëlle Lenoir, directrice de l'asbl Carrefour (Centre de Formation).
Certains modules vont disparaître dès 2026, dont des formations pourtant cruciales :
« Les modules permis de conduire ne pourront plus se faire à Philippeville, ni certains modules numériques. Les personnes seront directement impactées. »
Une action locale dans un mouvement national
Cette mobilisation s’inscrit dans les trois jours de grèves et d’actions organisés partout dans le pays contre les mesures socio-économiques du gouvernement Arizona.
Mais à Couvin, les acteurs rappellent la spécificité de leur combat : défendre un secteur qui agit au quotidien sur le lien social, l’éducation, la prévention et l’inclusion. Toucher à ces services, disent-ils, revient à affaiblir les publics les plus fragiles.
“On restera mobilisés”
L’action pourrait être la première d’une longue série. Les acteurs locaux espèrent une prise de conscience politique et affirment qu’ils ne lâcheront pas.
Leur objectif : maintenir des services accessibles, préserver les équipes, et continuer à offrir aux jeunes et aux familles un accompagnement de proximité.
Article retranscrit avec l’appui d’outils d’intelligence artificielle (Transcript d’Adobe Premiere et ChatGPT 4.o) et vérifié par un journaliste.
Sur le même sujet
Recommandations
8 mars : des pancartes pour faire entendre les voix des femmes
La formation ReBOND : un quadrimestre pour réussir sa réorientation
Grève à Bpost Philippeville : Les facteurs dénoncent le nouveau projet pilote. (Mise à jour, 13 février)
13 semaines pour découvrir la musique avec l’orchestre Nouveaux Talents
Namur : les syndicats mobilisés contre les réformes du gouvernement Arizona
Namur : l'occupation des places publiques de la corbeille est dorénavant payante
Emploi : plus de 9700 postes à pourvoir en province de Namur
Les chauffeurs TEC manifestent à Namur contre la suppression de leurs acquis sociaux
Gare de Mariembourg : une passerelle provisoire, jugée inaccessible, suscite la colère des usagers
Grève des bus : forte mobilisation à Namur, usagers dans l’expectative