Une étude du Forem, menée pour le gouvernement wallon avec l’UCM et AKT auprès de 72.000 entreprises wallonnes, dévoile les premières intentions de recrutement pour 2026. Une photographie des besoins en main-d’œuvre jugée encourageante.
Les entreprises wallonnes prévoient de recruter plus de 88 000 personnes en 2026. En province de Namur, 11% d'entre elles comptent engager 9700 nouveaux collaborateurs. Des chiffres positifs révélés par une enquête du Forem à laquelle 10 106 acteurs économiques ont répondu. Au total, 14% des entreprises sollicitées ont répondu, ce qui est particulièrement significatif pour une première édition. Les explications de Pierre-Frédéric Nyst, Président UCM :
Il y a plusieurs chiffres positifs. D’abord, le taux de participation est important. Interroger les entreprises ne se fait pas toujours avec succès, elles sont parfois très sollicitées. Ici, le message était clair : c’était l’enquête à ne pas louper. Ensuite, les petites et moyennes entreprises ont joué le jeu. On observe un message globalement positif, avec un tiers de projets de recrutement parmi les répondants, ce qui est intéressant. Enfin, les très petites entreprises sont aussi au rendez-vous : 50 % des projets de recrutement concernent des TPE, ce qui correspond aux attentes que nous avions.
Autre bonne nouvelle : la qualité des contrats proposés. La moitié des recrutements prévus en 2026 devraient se faire sous contrats à durées indéterminées (CDI), et un peu moins de 3 recrutements sur 10 concerneraient des contrats à durées déterminées (CDD). Les explications de Pierre-Yves Jeholet (MR), Ministre wallon de l'Économie, de l'Emploi et de la Formation :
C’est évidemment très positif. La moitié des emplois proposés sont des CDI, environ un quart des CDD. On sait aussi qu’un CDD peut conduire à un CDI, tout comme l’intérim. L’intérim est parfois perçu négativement, alors qu’il doit être vu comme un tremplin vers l’emploi.
En province de Namur, le métier le plus recherché est celui d’aide ménagère à domicile, avec près de 1 000 emplois à la clé. S’ajoutent ensuite les ouvriers horticoles, vendeurs en magasin, installateurs électriciens et aides-soignants.
Troisième bonne nouvelle : ces recrutements concernent aussi des personnes peu ou moyennement diplômées. Pierre-Yves Jeholet (MR), Ministre wallon de l'Économie, de l'Emploi et de la Formation, développe :
Cela correspond aussi au public du chômage aujourd’hui, ou des personnes éloignées du marché du travail. À côté de cela, on a un travail d’accompagnement pour ne laisser personne au bord du chemin, avec l’appui du Forem et de ses partenaires, pour former davantage vers des métiers d’avenir et des métiers en pénurie.
Ces résultats constituent une base essentielle pour lutter contre les pénuries et mieux orienter les politiques de l’emploi, et les formations proposées par le Forem. Les explications de Raymonde Yerna, Administratrice générale du Forem :
On adapte en permanence nos catalogues de formation et nos services aux entreprises, avec des dispositifs comme les jobdays ou les “coups de poing pénurie”, qui sont des formations sur mesure. Mais notre ambition va plus loin : nous allons encourager nos partenaires de la formation, l’IFAPME, l’enseignement pour adultes et même l’enseignement initial, à adapter aussi leur offre afin d’anticiper ces besoins. Comme cette enquête sera reconduite chaque année, nous espérons gagner progressivement en agilité, au Forem comme chez nos partenaires, pour développer les compétences attendues par les entreprises.
Et pour cela, le Forem a déjà lancé 957 actions. Des analyses complémentaires viendront encore affiner ces résultats en avril 2026. Reste maintenant à voir si ces prévisions de chiffres seront proches de la réalité.
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