Les chauffeurs de bus TEC ont manifesté ce matin dans les rues de Namur pour défendre leurs acquis sociaux menacés. Une délégation a été reçue au cabinet du ministre des Transports François Desquesnes, absent.
Les chauffeurs de bus TEC continuent leur gronde sociale entamée ce lundi partout dans le sud du pays. Ce matin, c'est dans les rues de Namur qu'ils s'étaient donné rendez-vous pour manifester. Présents dès 6h, ils ont formé un cortège qui s'est rendu devant les fenêtres du cabinet du ministre des Transports, François Desquesnes. Une délégation y a été reçue pour exprimer leur mécontentement face aux menaces qui pèsent sur leurs conditions de travail.
Leurs revendications sont claires : qu'on ne touche pas à leurs acquis sociaux. Parmi les mesures envisagées figurent la suppression des fonds wallons, un système de compensation salariale en cas de maladie financé par les chauffeurs eux-mêmes il y a des années.
Bérengère Puiatti, déléguée syndicale CGSP et chauffeur de TEC, explique :
"Ils veulent nous supprimer énormément d'acquis sociaux dont les fonds wallons que nous-mêmes avions mis, il y a des années dans les caisses, pour les chauffeurs. Ce fonds permet de compenser la perte de salaire en cas de maladie notamment, donc cet argent nous appartient. Ils veulent nous supprimer 1h de chaleur, un roulement de rythme, etc. Donc tout ça nous impacte directement et va impacter les voyageurs parce qu'à partir du moment où ils vont donner beaucoup plus de kilomètres à des sous-traitants, bah c'est une forme de privatisation. Il ne faut pas se le cacher."
En dehors de ce fonds, les roulements pourraient être modifiés tout comme les heures de chaleur des chauffeurs, qui représentent une journée de congé en plus. Le gros dossier reste surtout la volonté de reculer l'âge de départ à la pension. À ce stade, aucune mesure n'est effective, mais les syndicats restent vigilants.
"Il ne faut pas se leurrer, à partir du moment où toutes ces pistes sont sur la feuille du ministre, c'est qu'elles ont déjà été budgétisées et priorisées, et ils savent déjà bien ce qu'ils veulent. Donc oui, ce n'est pas acté, ce n'est pas fait, mais c'est à l'état de projet et on sait très bien que c'est plié si on ne se bouge pas", poursuit Bérengère Puiatti.
Après une heure et demie de discussion, la délégation est ressortie et a annoncé aux manifestants que seul le calendrier de négociation pourrait être raccourci. Pascal Bailly, responsable CGSLB TEC Wallon, dresse le bilan de la rencontre :
"Le cabinet nous a réitéré sa volonté de toucher à nos acquis sociaux, notamment via les CCT (NDLR : fonds wallons) qui sont là depuis les années septante. Nous avons gardé nos positions en disant qu'effectivement, pour nous, ce n'était pas possible de négocier ça. La seule chose qui a un peu avancé aujourd'hui, c'est que nous avons demandé que les négociations soient plus rapides puisque la date retenue était le 5 février et la rencontre aura lieu le 2 février."
Les bus resteront dans les dépôts pour le reste de la semaine. Vendredi, dès 10h30, une grande manifestation, cette fois avec la SNCB, est prévue dans les rues de Namur.
******Article rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle******
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