Cette histoire est racontée dans un tout nouvel ouvrage écrit par le commandant actuel de la base. Un récit passionnant qui démarre en 1942 avec des aviateurs allemands.
Nous voici au musée Spitfire, sur la base aérienne de Florennes pour replonger dans son histoire. Une base née dans les soubresauts de la Seconde Guerre Mondiale, en 1942, à l'initiative des Allemands qui veulent combler une faille dans leur système de défense contre les attaques aériennes des Alliés sur l'Allemagne. Ils installent trois pistes pour des chasseurs de nuit sur des terres agricoles réquisitionnées. C'est ce que nous explique le Colonel-aviateur Vincent Maniet, Commandant de la base aérienne de Florennes :
Il y avait des champs et des fermes, et ils ont dit: "On va construire là". Ils ont un petit peu mis la grande structure là où se trouvent les pistes actuelles, elles sont plus ou moins où c'était avant. Donc la physionomie générale était un peu identique, c'était un peu plus petit. Il existe encore un vieux hangar qu'on tient à garder par commémoration, pas parce qu'on est nostalgique, mais parce que ça fait partie de l'histoire, donc il est toujours là. Et on a aussi la tour de contrôle qui est ce qu'on appelle la tour carrée, qui est aussi une tour qui a été construite par les Allemands à l'époque, qui n'était pas forcément une tour de contrôle, c'était plutôt une tour administrative, de bureaux ou de travail, et qu'on a transformé en tour de contrôle.
En septembre 1944, ce sont les Américains qui reprennent provisoirement possession de la base d'où ils participent notamment à des missions d'appui pendant la bataille des Ardennes. Et puis, il faudra encore attendre octobre 46 pour voir la création d'une force militaire belge et redonner un rôle à Florennes.
Et en 47, on recrée une base aérienne de la Force aérienne à l'époque avec des nouveaux avions dont le premier se trouve derrière moi, qui est un type d'avion qu'on a eu en Belgique. Les premiers avions de chasse qu'on a eu après guerre, c'était les Spitfire qui étaient originairement des avions de la seconde guerre mondiale.
Au cours de son histoire, la base de Florennes aura connu évidemment plusieurs générations d'avions, avec à la clé une évolution de ses missions.
La Belgique avait cette tradition au début, suite à la guerre, de faire de la chasse, donc la chasse c'est aller arrêter des avions potentiellement ennemis qui attaqueraient la Belgique. Donc on avait de la défense aérienne. Par après, lorsqu'on a eu des avions à réaction qui sont arrivés début des années 50, là, on attrape un peu un rôle un peu plus d'attaque au sol qui correspond plutôt à la stratégie du moment par rapport à l'OTAN face au bloc soviétique.
Les premiers avions à réaction belge sont alors les F84 fournis gratuitement par les Américains dans la perspective d'un conflit éventuel entre les deux blocs durant la guerre froide.
Puis après, nous avons eu une période Mirage 5, un avion français, qui a remplacé le F84 et qui a duré aussi un peu un peu plus de quinze ans sur la base. Et puis par la suite, on a eu le F-16 qui est arrivé en 88 sur la base de Florennes, qu'on connaît encore aujourd'hui sur la base et qui continuera à voler jusqu'en 28. Entre temps, on l'a vu dans la presse, le F-35 est arrivé à Florennes en 2025 et remplacera progressivement les F-16.
Tous ces épisodes et bien d'autres encore, comme notamment celui des missiles nucléaires dans les années 80, sont racontés dans le livre de Vincent Maniet, un livre qui sera disponible lors du meeting aérien des 27 et 28 juin et ensuite au musée et dans la boutique en ligne de la base.
https://www.belgianairforcedays.be/
https://www.spitfiremuseum.be/
https://www.florennesairbase.be/boutique-commandes/boutique/
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