Vous cherchez un emploi ? Pourquoi ne pas devenir chauffeur de bus de lignes ou encore d'autocars de tourisme ? Notre pays compte 374 entreprises de bus et d'autocars. Un secteur qui recherche des conducteurs. 530 postes sont vacants.
Franky est autocariste à Philippeville. Sa société compte six chauffeurs. Il lui en faudrait deux de plus. Des profils pas facile à trouver pour lui qui organise, entre autres, des trajets vers l'étranger :
Les personnes aiment avoir une vie de famille. Et partir à l'étranger pendant dix jours n'est pas facile car on est alors privé de sa famille. Ce n'est pas toujours évident.
Franky n'est pas le seul à connaître des difficultés pour trouver des chauffeurs. Le secteur est en pénurie. Kim Taylor, porte-parole de la fédération belge des entrepreneurs d'autocars et d'autobus :
Il y a 530 postes vacants pour des chauffeurs de bus de ligne, de bus scolaires et d'autocars de tourisme. Les personnes qui ont un intérêt pour notre secteur peuvent travailler à mi-temps, peuvent travailler à temps plein ou peuvent travailler à l'international comme ici chez Franky.
Cinq semaines de formation au Forem
Pour se former, vous pouvez passer par l'académie des TECS (un mois de formation). Les TECS, qui comptent 3 540 chauffeurs, en cherchent 290. Aujourd'hui, la pénurie est moindre grâce au recul de l'âge de départ à la pension, selon son porte-parole. Vous pouvez passer aussi par le Forem, comme au centre de formation de Mornimont. Yannick Scohy, formateur au Forem :
La formation pratique dure cinq semaines. Les stagiaires commencent par une semaine de pratique où on leur montre les trois manœuvres officielles. Et ensuite, on est parti sur quatre semaines de route. Beaucoup de personnes formées ici trouveront un emploi par après, même si la formation n'est pas facile. 30% de nos stagiaires échouent. Par contre, pour ceux qui réussissent, notre taux d'insertion avoisine les 80-90% quand même !
Un taux de réinsertion qui motive également les stagiaires que nous avons rencontrés :
J'ai perdu mon emploi dans l'industrie à 57 ans. Aujourd'hui, à 58 ans, je ne me vois plus travailler dans une usine. Je me suis lancé dans la formation pour être chauffeur de bus.
Je trouve qu'on est dans une époque où il faut s'ouvrir et ne pas avoir peur de se réorienter vers autre chose, de rencontrer de nouveaux secteurs. C'est comme ça qu'on s'en sort. Raison pour laquelle j'ai suivi cette formation après avoir été éducatrice dans un centre qui a dû fermer faute de financement.
Un volant plus facile à prendre selon les filières
Il est plus facile de trouver un emploi dans certaines filières du secteur comme le transport scolaire (mais il n'offre souvent que des temps partiels, alors que d'autres sont plus difficiles d'accès, comme celle des voyages internationaux. Franky, autocariste à Philippeville est très exigeant. Il ne prendra pas des profils qui viennent de Mornimont. Pour lui, cette formation du Forem n'est pas suffisante pour prétendre prendre le volant d'un de ses cars qui voyagent jusque dans le sud de l'Europe :
Au Forem, vous obtenez votre permis, on vous apprend quelques petites choses, mais pas le travail a priori. Chez nous, il y a plein de choses à savoir. Si vous partez à la montagne par exemple, il faut savoir mettre des chaînes sur un autocar pour monter la montagne en cas de problème. Sur la route, il y a quelques petites choses à connaître, la mécanique et tout ça. Et en quatre semaines, on n'apprend pas grand chose de ce côté-là au Forem.
Bien que la pénurie de conducteurs existe encore, elle a diminué de moitié par rapport au début de 2025. Le secteur comptait alors 950 postes vacants. Aujourd'hui, ce chiffre est de 530. Une diminution qui s'explique par le recours aux flexi jobs (des jobs pris par des pensionnés ou encore des chauffeurs qui occupent un deuxième emploi pour arrondir leurs fins de mois).
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