En avril, Jemeppe-sur-Sambre a été victime d’une cyberattaque paralysante. Si la commune fonctionne à nouveau presque normalement, la facture dépasse les 150 000 euros. À quelques kilomètres de là, Sombreffe a décidé d’investir dans une assurance.
Les piratages informatiques visant les institutions publiques se multiplient ces dernières années. En avril dernier, Jemeppe-sur-Sambre a vu tous ses serveurs détruits. Après plusieurs mois de travail, 95 % des données ont été récupérées, mais le service des ressources humaines continue encore aujourd’hui un encodage manuel fastidieux.
Jean-Luc Évrard, bourgmestre de Jemeppe-sur-Sambre, décrit l’ampleur des coûts :
Dès le lendemain, lorsqu'on a constaté la cyberattaque, on a fait venir une société spécialisée. Rien que ça, pour le travail qu'ils ont fait, ils sont venus quelques jours, vous en êtes tout de suite à un peu plus de 10 000 €. Tout ce qui touche l'informatique coûte excessivement cher, d'autant plus qu'ici, tous les serveurs étaient complètement détruits et qu'il a fallu les remplacer. C'est vraiment ce poste qui nous a coûté cher.
La facture finale s’élève à plus de 150 000 euros. Une assurance aurait pu couvrir une partie de ces frais, mais la commune n’y avait pas souscrit. Jean-Luc Évrard souligne :
On doit accentuer la sécurité au niveau de la cyberattaque. C'est en accentuant cette sécurité que les assurances accepteront de nous couvrir en cas possible cyberattaque dans le futur.
Une assurance où il faut montrer patte blanche
À Sombreffe, à la lumière de toutes ces attaques dans des institutions, lors du dernier conseil communal, on a voté la souscription d’une assurance spécialisée, rendue possible par des mesures internes et un investissement de 100 000 euros. L’échevin Pierre Mauyen détaille l’une d’entre elles :
On a lancé une campagne de phishing avec le personnel. On envoie des éléments ou des liens au personnel en leur disant : "vous pouvez cliquer !" Clic et puis hop, il apparaît sur leur écran que, tout compte fait, ce n'est pas ce qu'ils devaient faire. La campagne permet de leur expliquer quels types de comportement il ne faut plus avoir pour éviter le phishing. On leur demande aussi de changer leur mot de passe de manière régulière.
Malgré ces efforts, l’élu tempère :
C'est un investissement. Il faut investir, mettre les moyens pour pouvoir être protégés. Toutefois, je vous rappelle que même en ayant investi et en essayant d'être protégé et en étant éligible avec l'assurance, on n'est jamais à l'abri d'être attaqué.
Jemeppe n’est pas un cas isolé. Plusieurs hôpitaux ont subit le même sort, tout comme la Région wallonne. Elle avait annoncé début septembre avoir récupéré 82 % de ses données.
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