En 2021, la commune avait subi de plein fouet les inondations catastrophiques, avec 364 foyers sinistrés. 4 ans après ces événements, la commune a bien avancé en terme de prévention de telles calamités.
Nous sommes à Bovesse, dans le quartier du Spinia. C'est ici, dans cette pâture, que la commune de La Bruyère a aménagé une zone d'immersion temporaire, ZIT en abrégé. Lors des inondations de 2021, cette zone avait été complètement sinistrée à cause des eaux de ruissellement qui avaient dévalé sur ces terres. Quatre dispositifs de ce genre seront réalisés à terme sur la commune pour permettre de retenir les eaux plus longtemps lors de fortes pluies.
Julien Decamp, responsable du service environnement à La Bruyère :
C'est un ouvrage qui permet de stocker les eaux, qu'elles proviennent d'un axe de ruissellement d'un champ ou d'un cours d'eau qui a débordé, qui est entré en crue. Elle va stocker cette eau et elle va permettre une temporisation et cette ZIT va se vidanger progressivement.
Ici, rue de la dîme à Rhisnes, ce sont des fascines qui ont été mises en place. Il s'agit en quelque sorte de filtres constitués de paille pour éviter les coulées de boue.
Valérie Buggenhout , échevine de l'environnement et de l'agriculture :
Et ici, en fait, on est vraiment en zone d'habitat. Et donc l'idée, c'était vraiment de protéger les riverains tout proches des coulées de boue. Et donc c'est pour ça qu'on a un dispositif vraiment qui se situe pile à l'angle des deux terres et en plein milieu de l'axe d'écoulement.
Sur les septante zones à risques identifiées par la cellule inondation de la commune, près des trois quarts ont déjà bénéficié d'aménagements anti inondations et le reste va suivre. C'est un gros investissement pour la commune.
Baudouin Botilde, échevin des travaux :
Il faut savoir qu'à La Bruyère, on a dépensé depuis même avant 2021 jusqu'à maintenant, on a dépensé 2 millions d'euros et on a eu 1 100000 de subsides ou de fonds de calamités ou autres. Donc ça veut dire qu'on a fait des dépenses énormes et on peut être fiers de ça pour la protection de nos riverains.
Tous les ouvrages réalisés ont été choisis en fonction du lieu, de la problématique et du propriétaire concerné. Il a fallu de nombreux mois d'étude et de négociation.
Julien Decamp :
On a travaillé au cas par cas parce que chaque zone, chaque axe de ruissellement a sa problématique et a donc potentiellement sa solution. Mais pour arriver à la solution, il faut aussi des accords. Donc on a aussi travaillé parfois à l'opportunité à savoir ce qu'on pouvait faire. Si on était sur le territoire public, c'était facile, on pouvait directement avancer sur le dossier.
Sur des terrains privés par contre, c'est à dire souvent sur des terres agricoles. Il a fallu négocier évidemment.
Valérie Buggenhout :
La prairie ou même la terre, pour les agriculteurs, c'est une source de revenus. Et donc pas question évidemment pour la commune de monopoliser ces terres. Et donc tous ces accords ont fait l'objet de conventions. Et donc, ce qui est très clair ici, c'est que c'est la commune qui a payé les études, les aménagements et qu'elle s'est engagée à entretenir tous ces aménagements.
Depuis leur mise en place, ces dispositifs ont déjà pu montrer leur efficacité. Et d'ici quelques années, La Bruyère sera peut être une commune zéro inondation.
Baudouin Botilde :
Donc je pense qu'aujourd'hui les citoyens ne se rendent même plus compte que finalement, il y a plein de choses qui ont été mises en place (et qui doivent encore l'être pour certains endroits), mais qui permettent justement d'éviter ce genre d'inondation.
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