Le conseil communal de Florennes s'est réuni hier soir. L'occasion de faire le point sur plusieurs dossiers majeurs comme l'extension de la ZACC, ou le testing suite à l'exposition aux PFAS.
Le projet de la ZACC avance
Verra-t-on un jour la construction de 650 logements le long de la rue de Mettet ? Ce projet est évoqué à Florennes depuis plus de 20 ans, sans pour autant qu'il y ait de réelles avancées. Mais le conseil communal de ce 23 février pourrait changer la donne. Puisqu'un point bloquant y a été abordé. Il concerne la voirie pénétrante de la ZACC Nord (Zone d'Aménagement Communal Concerté).
A l'origine, la commune devait financer cette voie d'accès. Mais en 2022, les autorités communales ont fait volte-face et introduit un recours en annulation des permis octroyés au promoteur, la S.A. Foncière de Beaufort, devant le Conseil d'Etat. Une action finalement annulée en septembre pour permettre de relancer les discussions sur ce dossier que le bourgmestre juge important.
Pourquoi soutenir la création de logements ? Parce que Florennes a besoin de rentrées, mais surtout d'une population qui sera poussée à consommer et faire vivre le centre-ville. Ce n'est pas juste pour toucher des IPP et PRI en plus. Aujourd'hui, on est une commune attractive, c'est le moment de renouer cette ZACC avec les services qu'on offre à la population. On veut y créer de la vie, une redynamisation sur le long terme. C'est un projet structurant à l'échelle de la région.
Un protocole d'accord a été conclu et présenté au conseil communal, qui l'a approuvé à l'unanimité. De nouvelles obligations ont été établies de part et d'autre. La S.A. Foncière de Beaufort s'engage à prendre en charge le coût de la création de la voirie pénétrante. Alors que la commune lui cède des terrains communaux. Ces parcelles sont situées le long de la rue d'Oret, et ont une valeur monétaire inférieure au coût prévisionnel de réalisation de la voirie (estimé à 1.200.000€). Mais Antonin Collinet explique :
On doit, de chaque côté, accepter de perdre un peu pour gagner beaucoup.
Un optimisme partagé par la minorité. Grégory Chintinne (AD11) a souligné un aboutissement longtemps espéré.
Plusieurs législatures auront été nécessaires. Mais aujourd'hui les choses sont claires. Aucun bourgmestre de la région ne s'opposerait à un tel projet, nous ne le ferons pas non plus. Ne ratons pas le train cette fois-ci !
Du côté d'Ecolo, le conseiller Justin Debroux souhaiterait voir la majorité présenter une vue globale du projet, ses tenants et ses aboutissants, afin de pouvoir se positionner plus facilement sur le dossier.
La prochaine étape pourrait être rapide, puisque la première pierre de ce chantier d'ampleur pourrait déjà être posée en 2026. Il débuterait alors par la création de 3 habitations rue d'Oret. Puisqu'elles ne dépenderont pas de la future voirie pénétrante.
Reste un point un suspens aujourd'hui, qui ne dépend pas du pouvoir communal, mais bien régional : la création d'un rond-point. Il devait être subsidié à hauteur de 500.000€ sur 700.000€ au total. Mais aujourd'hui, l'argent n'est pas officiellement sur la table. Le bourgmestre de Florennes l'a donc assuré, sans financement wallon, il n'y aura pas de rond-point.
Exposition aux PFAS : une nouvelle campagne de testing de mars à juin 2026
Parmi les dossiers qui inquiètent certains Florennois, citons aussi le dossier des PFAS. Les habitants de Corenne, Flavion et Rosée sont invités à participer à une nouvelle campagne de testing gratuite, menée par l'AVIQ à la demande du Ministre wallon de la Santé et de l'Environnement, dès le mois de mars prochain. L'objectif est de toucher par ces nouveaux prélévements ceux qui n'auraient pas participer au premier bio-monitoring.
Tous les habitants de plus de 12 ans seront invités à se faire tester. Sont aussi concernées par cette campagne les personnes qui travaillent et sont scolarisées dans les écoles des villages en question. Elles seront contactées par courrier et la méthode à suivre pour fixer un rendez-vous pour une prise de sang dans un bus itinérant sera explicitée.
Les trésoreries du CPAS et de la commune fusionnent
Le directeur financier de la commune occupe la même fonction au sein du CPAS. Le conseil communal a décidé de faire un pas supplémentaire dans la complémentarité entre les deux institutions. Leur trésorerie sera désormais commune. Ce qui permettra au CPAS de ne pas contracter de crédit à chaque fois qu'il fait face à un manque de fonds temporaire. Le bourgmestre le signale tout de même :
On n'est pas au stade de la fusion. Mais cela nous permet d'avoir un oeil sur les deux trésoreries en simultané, ce qui fluidifie les interactions entre la commune et le CPAS.
La Maison de village d'Hanzinelle bientôt en travaux
Si des travaux d'importance avaient été envisagés dans la Maison de village d'Hanzinelle, avec un projet estimé à 700.000€, ils sont aujourd'hui revus à la baisse. La commune a décidé d'engager des fonds propres, pour un montant d'environ 56.2000€. Afin de réaliser des travaux de menuiserie intérieure et extérieure, de sanitaire, de chauffage, d'électricité et de peinture.
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