Le budget 2026 a été adopté sur le tard à Jemeppe-sur-Sambre alors que ce devoir a déjà été réalisé dans les autres communes fin 2025. Un budget qualifié de prudent qui n'annonce rien de révolutionnaire et c'est un euphémisme.
Presque 5 heures de débat, il fallait avoir de l'endurance hier à Moustier-sur-Sambre pour suivre le conseil communal et... une bonne vue également. Pas facile pour les quelques citoyens qui ont assisté au conseil de lire les nombreux chiffres exposés à l'occasion notamment du budget 2026 à plus de vingt mètres des premières rangées du public.
3P qui montent et un qui descend
Au niveau de l'ordinaire, Axel Cambron (JEM), l'échevin des finances a fait le topo sur les "4P". Entendez, personnel, police, pompier, pension. Épinglons les dépenses du personnel qui passent de 10 millions à 10,175 millions à cause d'une indexation. Si la dotation à le police augmente, ce n'est pas le cas pour celle destinée à la zone de secours. Pour les pompiers, on passe d'un million à 915 000 euros (grâce au fait que la Province assume de plus en plus le financement des zones de secours). L'échevin des finances qualifie l'exercice budgétaire 2026 de prudent:
Si en 2024, le montant des investissements prévu au budget était de 25 millions d'euros. Deux ans après, on en est loin. 7 millions d'euros sont prévus. Pas grand chose à se mettre sous la dent comme grand projet. Épinglons tout de même des investissement pour la rénovation énergétique de plusieurs bâtiments (679 000 euros pour la rénovation du hall sportif et 529 000 euros pour le club de foot de Moustier).
Pas de lignes budgétaires pour la rénovation de la piscine de Moustier. Une piscine dont les travaux devraient pourtant commencer cette année. L'échevin des Finances dit attendre la confirmation d'importants subsides de la Wallonie. Des subsides qui seront plus que probablement accordés puisque Jemeppe-sur-Sambre s'est alliée avec les communes de Fosses-la-ville et de Floreffe pour gérer la piscine. Les publics fossois et floreffois auront accès à une piscine de proximité tout en bénéficiant d’un tarif préférentiel.
La minorité ne se sent pas entendue
Du côté de la minorité, le ps a voté contre le budget. Philippe Carlier s'en est longuement expliqué. À notre micro, l'homme a été plus concis:
La salle de Mornimont à nouveau en débat
La commune ne veut pas acheter la salle de Mornimont qui est mise en vente par les oeuvres paroissiales d'Auvelais. Motif: trop cher! Hier, le bourgmestre Jean-Luc Evrard, l'a répété face à une énième tentative de l'opposition de faire changer d'avis la majorité:
"Les vendeurs nous en proposaient 250 000 euros. Alors que sur les réseaux sociaux, ils proposait un prix de 175 000 euros. Ce n'est pas trop correct. On nous prend pour des vaches à lait".
Ces propos du mayeur ont fait réagir l'opposition. Pascal Bary, le seul élu d'Alternative citoyenne:
" Le prix, c'était bien de 250 000 euros mais avec le terrain qui jouxtait la salle! Et après, il y a eu une proposition de 175 000 euros juste pour la salle. Mais quand vous parlez de 250 000 euros, c'était avec le terrain voisin compris!"
Réaction aussi dans les rangs socialistes avec Michel Gobert:
" Si le prix de la rénovation de la salle vous fait peur, Monsieur le Bourgmestre, allez donc négocier! Vous parlez d'un million pour la rénover? Permettez-moi d'en douter! Si vous n'arrivez pas trouver des subsides pour la rénover, on peut toujours le faire en plusieurs années. Le village de Mornimont ne peut pas mourrir. C'est de l'investissement humain que de rachetter cette salle où l'on a fait tant de fêtes! Et ne me dites pas qu'il y a des problèmes de stationnement aux alentours. Combien de plaintes par rapport à cela avez-vous reçue lors d'événements organisés dans cette salle? Combien?"
Notre petit doigt nous dit que la salle de Mornimont reviendra encore sur la table d'un futur conseil communal. Un conseil qui s'est terminé après minuit. Pas facile pour les élus de débattre parfois plusieurs heures. La fatigue qui fait parfois oublier quelle fonciton on exerce. C'est le cas du bourgmestre Jean-Luc Evrard qui, après avoir reçu l'autorisation de parler de Stéphanie Thoron, la présidente du conseil communal a répondu: "je vous remercie madame la bourgmestre".
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