Même si l'ambiance budgétaire n'est pas à la fête, le 27 septembre permet tout de même de faire une pause dans l'agenda politique et de recentrer le débat global. Benoît Dispa a notamment insisté sur l'importance d'entretenir nos démocraties.
À l’occasion de la fête de la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles), Benoît Dispa, le président du Parlement, a centré son message sur les valeurs démocratiques, dans un contexte international et national jugé « tendu ». Le discours, prononcé à l’hôtel de ville de Bruxelles, a mis en avant la nécessité de préserver le débat parlementaire, de renforcer la confiance citoyenne et de soutenir les médias, l’enseignement et la culture comme vecteurs d’émancipation.
« Faire la fête », c’est réaffirmer des valeurs communes
Même en ces temps difficiles, notamment d'un point de vue budgétaire, le président a voulu donner du sens à ce jour de fête :
Faire la fête, ce n’est pas s’étourdir ou s’illusionner. C’est au contraire, à mon sens, prendre conscience que nos valeurs fondamentales – la paix, la démocratie, le droit – sont d’autant plus importantes qu’elles sont, ici et là, menacées.
Dans cette perspective, cette cérémonie devient l’occasion de réaffirmer un socle partagé :
La démocratie, le parlementarisme, le dialogue, le sens du compromis, la liberté d’expression, le pluralisme, le respect de l’autre.
Alerte sur la qualité du débat public
Son discours pointe une dégradation du débat dans les arènes politiques et sur les réseaux au profit du spectaculaire et du moins qualitatif, participant à une dilution du débat de fond au profit de la forme :
Les décisions paraissent trop lentes, les processus trop complexes, les résultats trop lointains. Seuls les discours les plus clivants, les plus agressifs, parviennent encore à capter l’attention.
Le Parlement devient ainsi un monde “où l’on catche”.
L’appel porte sur un retour à l’argumentation, à la nuance et à la concertation, afin d’éviter la défiance et la polarisation.
Les « 3 P » à combattre : populisme, polarisation et post-vérité
À l'instar des discours de la rentrée académique de l'UNamur, à laquelle le président du Parlement assistait, il cite le Père Dobbelstein, Supérieur Provincial des jésuites d’Europe occidentale francophone, qui est revenu jeudi dernier sur une notion développée par le politologue vénézuélien Moisés Naím : les "3P".
La démocratie, notre démocratie, est le meilleur rempart contre ces 3 P que dénonçait le Père Dobbelstein lors de la rentrée académique de l’Université de Namur : Populisme, Polarisation, Post-vérité.
Parmi les réponses évoquées : le rôle d’une presse pluraliste et pérenne, l’éducation, la recherche, la jeunesse, le sport, l’éducation permanente et la culture.
Nous avons besoin d’une presse libre et indépendante, qui exerce son indispensable rôle de contre-pouvoir.
Tous les compétences de la Fédération Wallonie-Bruxelles doivent être mobilisées. Elles sont vecteurs de cohésion sociale et des facteurs d'émancipation. Tout comme les médias, l'enseignement, la recherche, le sport, l'enfance, la jeunesse, l'éducation permanente sont, par excellence, des instruments de démocratie, au même titre que la culture, bien sûr !
Jeunesse, culture et coopération entre territoires
Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles est présenté par son président comme moteur d’initiatives citoyennes tournées vers les jeunes. Le discours salue la désignation de Leuven comme capitale européenne de la culture 2030, en invitant à un esprit fédérateur avec les autres villes candidates non retenues, à savoir Namur et Molenbeek.
Courage et pédagogie face aux défis budgétaires
Le président n'en oublie pas pour autant les contraintes et défis budgétaires qui font face à la Communauté française. Appelant le Gouvernement à faire preuve de courage, de transparence et de pédagogie dans ce qu'il qualifie "d'épreuve de vérité" :
Face aux difficultés budgétaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il vous faudra faire preuve de courage, de transparence et de pédagogie. Il y aura nécessairement des oppositions et des résistances. Je forme le voeu que, dans ce débat difficile, qui s'annonce comme une épreuve de vérité, chacune et chacun d'entre-nous puisse trouver [...] ce mélange de sincérité, de lucidité, d'humilité et d'honnêteté. C’est à ce prix, dans un dialogue confrontant mais respectueux, que nous pourrons honorer la responsabilité qui nous incombe et sauvegarder les missions essentielles de notre Fédération Wallonie-Bruxelles.
Article réalisé avec l'appui d'outils d’intelligence artificielle (Transcript d'Adobe Premiere et ChatGPT 5) et vérifié par un.e journaliste.
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