Installée à Aische-en-Refail, commune d'Eghezée, Malorie Servotte, artisan bijoutière, ouvrira en 2026 son atelier de bijouterie. Passionnée de sertissage et de techniques alternatives, elle crée des bijoux uniques, du métal brut à la pierre sertie.
Une passion née il y a quinze ans
Originaire de la région de Somzée, dans la commune de Walcourt, Malorie Servotte est artisan bijoutier depuis près de quinze ans. Un métier qu’elle exerce avec passion, et qu’elle s’apprête à développer pleinement avec l’ouverture de son propre atelier à Aische-en-Refail, prévue pour 2026.
Parmi les différentes facettes de la bijouterie, le sertissage occupe une place centrale dans son travail.
« Ça me permet d’apporter des touches de couleur aux bijoux, en plus de celle du métal. Et puis, ça demande une grande rigueur, ce que j’aime beaucoup », explique-t-elle.
Le sertissage, un travail de précision
Dans son atelier, chaque geste compte. Lors de la phase dite de l’assise, la pierre est positionnée à la hauteur exacte dans le métal.
« Si la pierre est trop basse, elle sera cachée par le métal. Si elle est trop haute, le sertissage ne sera pas sécurisé », précise Malorie Servotte.
Vient ensuite le sertissage à proprement parler : le métal est délicatement rabattu vers la pierre afin de la maintenir fermement. Une technique exigeante qui nécessite précision et savoir-faire.
Une formation entre la Belgique et l’Italie
Malorie Servotte s’est formée à l’Institut des Arts et Techniques Artisanales (IATA) à Namur, où elle a suivi les 5e, 6e et 7e années en bijouterie-joaillerie. Elle a ensuite complété son parcours à Florence, en Italie, avec une spécialisation en sertissage.
« Les Italiens travaillent avec des techniques très simples, des outils basiques. C’est une approche que j’aime beaucoup et que j’utilise encore aujourd’hui », confie-t-elle.
Créer un bijou de A à Z
Contrairement à de nombreux artisans travaillant pour des marques, Malorie Servotte a fait le choix de la polyvalence.
« Je veux pouvoir fondre mon lingot, fabriquer la pièce, la sertir, la polir et même la vendre », explique-t-elle.
Cette volonté d’autonomie l’a poussée à créer son propre atelier, afin de maîtriser toutes les étapes de fabrication et proposer des pièces entièrement réalisées à la main.
L’électroformage, des bijoux chargés de souvenirs
Parmi les techniques qu’elle développe, l’électroformage occupe une place grandissante. Cette méthode permet de déposer du métal, comme le cuivre, sur des éléments naturels : fleurs séchées, coquillages, minéraux ou petits cailloux.
« Cette technique permet de créer des bijoux à partir de souvenirs », souligne l’artisan. Une alternative à la bijouterie traditionnelle qui ouvre de nouvelles possibilités de formes et de textures.
Un atelier ouvert au public
À terme, l’atelier de Malorie Servotte se veut aussi un lieu de partage. L’objectif : accueillir des personnes non formées en bijouterie, curieuses de découvrir les techniques artisanales et de fabriquer leurs propres bijoux.
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