À Bruxelles, le secteur non-marchand a manifesté ce lundi contre les coupes budgétaires du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dénonçant des mesures qui menacent l’enseignement, l’aide à la jeunesse et les services locaux de proximité.
Ce lundi, enseignants, travailleurs sociaux et acteurs des médias de proximité ont manifesté dans les rues de Bruxelles pour dénoncer les mesures prises par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Parmi eux, Esteban, travailleur de l’AMO Basse-Sambre, souligne la difficulté croissante à assurer leur mission :
À force de nous saquer dans les moyens, on n'arrive plus à assumer. À un moment donné, on a de plus en plus de familles et de jeunes qui vont vraiment mal et donc, à chaque fois, on demande pour avoir plus de collègues, plus de moyens. On doit être un peu sur tous les fronts parce qu'il faut savoir que les AMO, on travaille vraiment sur plein de choses, que ce soit du collectif, travailler avec les écoles, travailler en rue, travailler avec les jeunes, avec les familles. Donc c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui. C'est pour demander vraiment plus de moyens pour travailler dans l'aide à la jeunesse, pour pouvoir assumer de travailler avec toutes ces familles et tous les jeunes qui viennent nous demander de l'aide.
Christelle Harte, également de l’AMO Basse-Sambre, s’inquiète de la précarisation des travailleurs expérimentés :
On va ne plus pouvoir financer les anciennetés des travailleurs. Et je suis désolée, mais on n'est pas des travailleurs à brader, on n'est pas en solde et je trouve que c'est un manque de respect considérable pour nos professions qui sont déjà, je le rappelle, des métiers en pénurie.
Les étudiants ne sont pas épargnés par ces réformes, notamment avec l’augmentation du minerval de 40 % :
Il y a aussi toutes les mesures qui vont concerner les étudiants des hautes écoles avec un minerval augmenté de 40 % pratiquement. Dans les académies, pour les enfants de moins de douze ans, pour le moment c'est gratuit. Ce sera payant. Ce sera 120 €. Donc ce sont toutes des mesures qui vont toucher essentiellement les étudiants et les élèves les plus précarisés, mais qui toucheront de toute façon toute la population", explique Georges Limet de la CGSP Enseignement Namur/Brabant-Wallon.
Le cortège, estimé à 3 500 personnes par la police et 7 000 selon les syndicats, s’est d’abord rendu devant le siège des Engagés avant de rejoindre le bâtiment du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où une délégation a été reçue.
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