Couvin : sensibiliser au (cyber-)harcèlement pour l'éviter

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Le salon #prendsmaplace est une action de sensibilisation au (cyber-)harcèlement, menée auprès des professionnels de l'enseignement et des élèves de 1re et 2e secondaires de la région de Couvin. Nous avons assisté à l'une des visites.

En Belgique, un jeune sur trois a été victime de cyber-harcèlement. Un chiffre interpellant qui se vérifie malheureusement quand on donne la parole aux élèves de Couvin.

Quand j'étais plus petite, j'ai posté un truc et j'ai reçu plein de commentaires hyper méchants... donc je sais que c'est super compliqué. 

C'est pour les sensibiliser au phénomème du harcèlement dans sa globalité que quatre associations du Sud de l'Entre-Sambre-et-Meuse, l'AMO Le CIAC, les planning familiaux du réseau Solidaris et "La Bulle" de Chimay, et Infor Jeunes ESEM, ont mis sur pied le salon #prendsmaplace. Coraline Dineur, de l'AMO Le CIAC, explique :

Quand ils arrivent, on leur propose de découvrir le tunnel immersif, dans lequel ils sont plongés dans une ambiance obscure afin de leur faire prendre conscience de ce que le harcèlement peut provoquer. Et ils vont pouvoir découvrir des affiches avec des témoignages de célébrités, des statistiques, des photos d'environnements dans lesquels on peut subir du harcèlement...

Divers stands leur sont ensuite proposés pour les aider à identifier les comportements problématiques. Nadège Gossiaux, du planning familial La Bulle, de Chimay, nous en présente un :

Il y a des termes comme "harcèlement physique", "harcèlement sexuel" ou "grooming", qu'ils connaissent en général moins. Mais le grooming, c'est un adulte qui va se faire passer pour un plus jeune sur les réseaux sociaux avec des fins pas toujours bienveillantes. Et donc c'est notre rôle de leur expliquer que ça existe malheureusement. Et qu'il faut donc être prudent.

Cette semaine thématique, organisée au centre culturel Christian Colle de Couvin, a été pensée pour les élèves de 1res et 2es, qui vivent beaucoup de chamboulements, avec la transition du primaire vers le secondaire et toute la construction identitaire qui en découle, un terrain propice au mal-être et aux comportements déviants.

Au niveau des statistiques, la moitié des jeunes, seulement, arrivent à parler du fait qu'ils sont harcelés. Et bien souvent, ils n'osent pas parler à un adulte parce qu'ils ont le sentiment que ça ne va rien changer. Donc, c'est vraiment ça l'objectif aujourd'hui : leur expliquer qu'il y a différentes manières d'appeler à l'aide. Il y a différents intervenants qu'ils découvrent à travers ce projet et vers qui ils peuvent se tourner. Des solutions existent, mais il faut pouvoir libérer la parole en premier lieu.

Et ça, l'équipe de l'Athénée semble l'avoir compris. Puisqu'elle a mis en place des espaces d'expression pour ses élèves, victimes, témoins voire même agresseurs, via des boîtes aux lettres qui accueillent les témoignages, qui peuvent rester anonymes. Toutes ces initiatives convergent donc vers un but : libérer la parole pour éviter les drames malheureusement bien trop nombreux.


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