Du 19 au 25 février, l’Université de Namur ouvre ses auditoires aux élèves de rhéto. Plus de 300 heures de cours sont accessibles gratuitement pour leur permettre de découvrir la vie universitaire en conditions réelles.
Quinze minutes avant le début des cours, plan du campus en main, les élèves de rhéto prennent leurs renseignements pour assister aux cours ouverts de l’UNamur. Ce matin, beaucoup assistaient, par exemple, à un cours de droit pénal donné par la doyenne, Nathalie Basecqz. Pour certains, le choix d’études semble déjà clair, tandis que d’autres profitent de l’occasion pour comparer plusieurs filières entre lesquelles ils hésitent encore. Chaque jour, environ 200 rhétos franchissent la porte d’un auditoire pour tester le rythme universitaire.
Bertrand Willocq, conseiller en orientation au service Infos études de l’Université de Namur, explique l’objectif des cours ouverts :
Le but des cours ouverts, c'est de permettre à des étudiants de fin du secondaire de venir expérimenter la vie d'un étudiant à l'université. Ils peuvent ainsi prendre la place d'un vrai étudiant, se rendre compte de leur place dans un auditoire, de l'enseignement, du rapport avec le professeur, des supports de cours éventuels, du rythme, etc.
Toutes les facultés participent. Au-delà des cours magistraux, des séances pratiques sont également proposées pour montrer la diversité des méthodes d’apprentissage. Bertrand Willocq précise :
Donc évidemment, il y a des cours en grand auditoire, mais on ouvre aussi beaucoup de travaux pratiques, de travaux dirigés et de séances d'encadrement. Cela permet de montrer que l'enseignement n'est pas toujours frontal. Il y a aussi des classes inversées avec des petits sondages via GSM, etc. pour rendre l'apprentissage plus interactif. L'objectif est de montrer toute la palette des différentes formes d’enseignement possibles, même dans un enseignement supérieur universitaire.
Pour aider ces élèves à y voir plus clair, ils peuvent aussi rencontrer un conseiller en orientation tout au long de la semaine. Objectif : poser leurs questions et avancer dans leur réflexion. Car choisir ses études aujourd’hui n’a rien d’évident. Bertrand Willocq souligne aussi :
C'est complexe. C'est faire un pari sur l'avenir. On a du mal à se projeter, et il faut se connaître à un âge un peu charnière, à la fin du secondaire. Les métiers évoluent aussi.
Les cours ouverts se poursuivent jusqu’au 25 février, offrant à de nombreux rhétos l’occasion de tester l’université avant de faire un choix décisif pour l’année prochaine.
Clara Ligot
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