Ce mardi 17 mars 2026 avait lieu la journée mondiale du travail social. L'occasion de mettre en lumière le quotidien des employés de l'ASD (Aide et Soins à Domicile).
Basée à Jambes, cette structure vient en aide aux plus démunis en leur permettant de rester chez eux dans les meilleures conditions possibles. Hélène est aide familiale depuis 9 ans au sein de l'ASD Namur. Elle nous explique le quotidien de ses journées.
Toutes les petites tâches qu'on fait au quotidien : la lessive, ranger, trier le frigo, cuisiner... ce sont des tâches qu'on réalise quotidiennement chez les bénéficiaires.
Les journées de travail se succèdent mais ne se ressemblent pas forcément. Les horaires sont flexibles, en journée, en soirée ou la nuit, en plus des gardes du week-end. Et les employés doivent également être multi-tâches car chaque bénéficiaire a une situation qui lui est propre. Mélanie est garde à domicile et nous illustre ce constat.
Durant la journée, on peut faire à manger, une toilette, une aide à la toilette avec les infirmières, un change, aller se promener avec le bénéficiaire ou simplement une présence pour permettre à la personne de ne pas se sentir seule. En soirée, c'est parfois la mise au lit ou faire à manger. Et la nuit, c'est une surveillance pour la toilette ou simplement pour rassurer une personne qui habite seule.
Au premier abord, on pourrait croire que les employés de l'ASD ne viennent en aide qu'aux personnes âgées... Et bien pas forcément. Un public qui fait face à des problèmes psychologiques et parfois plus jeune peut lui aussi bénéficier des services proposés par la structure namuroise.
C'est vrai qu'on s'occupe en grande partie de personnes âgées mais ça nous arrive d'avoir des personnes d'une vingtaine d'années avec qui on peut se promener. Depuis quelques semaines, on accompagne aussi un bénéficiaire de 49 ans dans ses déplacements en dehors de chez lui, au cinéma par exemple.
En 2017, à la suite d'un changement de direction, l'association Aide et Soins à Domicile s'est engagée dans une transformation de son mode de fonctionnement. Place désormais à la sociocratie, pour remédier aux problèmes engendrés par la démotivation au sein des équipes notamment. Ce management participatif valorise le bien-être au travail en allégeant les pressions hiérarchiques et en rendant la prise de décision plus collective. Joelle Vincent, assistante sociale depuis 18 ans et responsable de deux équipes de garde à domicile, nous éclaire davantage sur ce concept.
On se forme à la sociocratie dans le sens où les décisions ne sont plus uniquement prises par les responsables. On essaye que chaque personne puisse avoir son mot à dire et prenne part aux décisions qui sont directement liées à l'organisation où au bien-être des bénéficiaires.
Le département de l'Aide à la vie journalière de L'ASD Namur se compose de 343 professionnels dans 4 métiers : assistants sociaux, aides familiales, gardes à domicile et aide-ménagères sociales.
Sur le même sujet
Recommandations
Exclusions du chômage: le personnel du CPAS sous pression
ASD Namur teste la sociocratie, un nouveau mode de management plus impliquant pour les équipes
Sybille, Éghezéenne, se déplace auprès des publics fragiles avec ses ânes
Walcourt : l'ASBL Bethléem appelle à la solidarité des citoyens
J'Kot : des logements accompagnés pour les jeunes en difficulté à Couvin
Les exclus du chômage : témoignage anonyme au CPAS de Namur
Des Namurois dans les rue de Bruxelles pour dénoncer les coupes budgétaires du secteur non-marchand
Des huissiers mandatés par des PME d'Ecolys pour constater les blocages