Le miel wallon IGP, fierté reconnue par l’Europe, est produit par des apiculteurs passionnés. Chez nous, l'entreprise Beelgium cultive son lavandin depuis 4 ans. Elle récolte en ce moment sous le soleil, offrant un air de Provence tout près de chez nous.
2 000 plants de lavandin, qui en quatre ans, ont tenu toutes leurs promesses. Le taux de reprise fut un succès. La production de miel et d'huile, depuis, ne cesse d'augmenter. Mathieu Decoster, co-fondateur de Beelgium :
En 2021, on avait peut-être 300 ruches ici. Mais quelques années après, on a 800 ruches de production et un peu plus de 1 000 colonies de fécondation. Au niveau miel, c'est une très très bonne année. On a extrêmement bien produit au printemps, et en été. C'est une année pour les fécondations aussi des reines. C'est superbe. On va produire quelque chose comme 30 tonnes, on n'a pas encore fini les extractions. Là, on a sur une dernière transhumance. En fait, au moment où il n'y avait plus beaucoup de fleurs ici, il y a quinze jours-trois semaines, il a plu et ça nous a bien arrangé. On a bougé nos ruches pour la dernière transhumance et maintenant il fait de nouveau bon. Donc on va avoir une dernière miellée, donc c'est sympa.
On a apporté des ruches ici pour faire du miel de lavandin et donc on a un petit peu de miel lavandin parce qu'il n'y a que deux hectares, donc il y a quelques pots. Mais le premier servi sera le plus gâté comme on dit. On a en grande quantité des petits flacons d'huile. Il y en a des milliers parce qu'on produit plus ou moins 100 litres d'huile et il nous en reste encore 20 de l'an passé. Donc n'hésitez pas, on a des milliers de petits pots pour monsieur et madame tout le monde et surtout pour les enfants, parce que c'est très bon pour éloigner les poux. Donc on va commencer la saison des poux avec la rentrée des classes, mais aussi tout ce qui est désodorisant et lessives.
La distribution s'avère plus complexe puisqu'en Belgique, il n'y a pas de filière huile. Mais la société y travaille et ne manque pas d'ambition. Elle devrait se développer davantage prochainement. Ici, il y a beaucoup de travail et de savoir-faire, et la tâche s'étale bien au-delà de la saison estivale.
Sur le même sujet
Recommandations
Mehaigne : les fleurs au cœur de l’agriculture sociale
Sécheresse : les éleveurs contraints de puiser dans leurs réserves d'hiver
"Qu'elle est belle ma prairie" : une agricultrice de Doische sélectionnée pour sa prairie d'exception
Chaleur et moissons : les agriculteurs-entrepreneurs redoublent de vigilance
Journées Fermes Ouvertes : Découverte de la Ferme du Pont des Dames