La Maison des Jeunes de Tamines serait-elle au bord de la faillite ? C'est ce que craignent les travailleurs après le licenciement de deux membres du personnel. Certains parlent de malversation dans la gestion financière.
Tout est parti d'un courrier anonyme envoyé au conseil d'administration en 2021. Un courrier qui dénonçait des détournements de fonds et des mouvements financiers suspects. Des objets payés par l'ASBL mais utilisés par un membre du personnel à des fins privées : télévision, remorque... Un courrier qui dénonçait également un contrat d'emploi jamais presté par la personne.
Via une autre source, on apprend aussi que par la suite, un prêt de 15 000 € a été accordé à un autre membre de l'ASBL. Un prêt que cette personne n'a jamais remboursé. Une personne qui par ailleurs a utilisé la carte de banque de l'ASBL pour jouer à des jeux en ligne à hauteur de 4 000 €. La liste est longue ! Le conseil d'administration de l'époque était donc au courant. Et au sein du C.A. il y avait des représentants politiques. Le problème est donc très touchy. D'autant qu'il semblerait que rien n'a été entrepris pour faire la clarté sur tous ces points litigieux.
Dans le même temps, le personnel de la Maison des Jeunes a vu débarquer des huissiers. L'ASBL avait des dettes, des retards d'ONSS. Fin 2025, les membres du personnel décidaient d'interpeller les organes de direction, comme l'explique Laurane Lievens, conseillère en insertion socioprofessionnelle et déléguée syndicale SETca.
''On a su qu'on était en difficulté financière. Les représentants de la direction nous ont dit avoir dû prendre une mesure assez rapide qui était de licencier deux travailleurs pour pouvoir essayer de maintenir l'outil.''
DES DETTES TRES IMPORTANTES
Ces deux licenciements ne seraient pas suffisants. On prévoirait d'autres mesures. Mais impossible d'avoir des informations chiffrées sur l'ampleur du déficit. Certaines sources évoquent le montant de plus de 200 000 €. De manière générale, dans ce dossier, il est très difficile d'obtenir des informations et des intervenants en interview. Une certaine peur s'est installée.
''Je ne sais pas vous dire comme ça... je ne sais pas ce que je peux dire ou pas par rapport à ça en fait.''
SAUVER L'OUTIL
La priorité pour le personnel aujourd'hui, c'est de sauver l'outil et les emplois nous dit Jean-Pierre Igot , animateur à la MJ de Tamines.
''On n'a pas de certitude, effectivement. Pour l'instant, je ne sais pas vous dire si je vais être payé ce mois-ci.''
Une campagne de solidarité a été lancée sur les réseaux sociaux. La MJC de Tamines, rebaptisée Aroca, bénéficie d'un large soutien populaire. Dans la foulée, elle organise un événement le 31 janvier.
''L'idée est double : d'abord montrer physiquement le soutien que les personnes ont vis à vis des travailleurs et de l'outil MJ, montrer que notre projet est toujours porteur de sens. Et deuxièmement, c'est aussi une manière de dire : "voilà, nous on veut interpeller le pouvoir communal et lui demander clairement de nous aider financièrement pour pouvoir sauver cette MJ et donc l'emploi des travailleurs.''
À l'affiche de ce double concert événement : Sub projects et Nouba Nouba.
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