"Les Joyeuses commères de Windsor", une comédie de Shakespeare que s'apprête à interpréter au théâtre de Sambreville, le Groupe Théâtral du Voisin. Cette troupe amateure est la seule à être toujours en activité à Sambreville et elle fête ses 40 ans.
Créée en 1986 au sein d'une école du quartier du Voisin à Sambreville, la troupe a deux particularités. D'abord son répertoire très varié, comme nous l'explique Didier Boxus, Président du Groupe Théâtral du Voisin.
Des comédies, mais pas que... On a déjà joué des pièces plus tragiques. On a joué également des comédies musicales, des parodies de western, des pièces plus psychologiques ainsi que des classiques comme Molière ou Goldoni.
Et ce soir sur la scène et en coulisses, on s'affaire et ce n'est pas rien. C'est l'autre particularité du Groupe Théâtral du Voisin : il est composé de 50 comédiens. 30 monteront sur scène pour ce spectacle nous précise le Président de la troupe.
Pour le projet des 40 ans, on a trouvé justement une pièce qui permettait de faire jouer un maximum de personnes.
TRENTE COMEDIENS SUR SCENE
A la mise en scène: Adrian Marcia, professionnel et sambrevillois. S'attaquer ici à du Shakespeare, avec en plus autant de comédiens, c'était un défi. D'autant que le texte est aussi dense que difficile, précise-t-il.
Puisque j'ai pris en plus, la traduction de François Victor Hugo, le fils de Victor Hugo, qui est en langue un peu plus ancienne.
Et donc ça a été tout un travail avec les comédiens, un travail pour revenir à l'impulse du jeu, à la comédie italienne, au clown.
UNE COMEDIE ENLEVEE ET RYTHMEE
Parmi les clowns, il y a Sir John Falstaff, un chevalier de la cour. Il est fauché comme les blés et il entreprend de séduire deux femmes dont les époux sont fortunés. Mais rien ne va se passer comme prévu. Plus de détails avec celui qui campe ce personnage, Emilien Flamme.
Ces serviteurs ne veulent pas se joindre à cette machination et décident de le trahir en prévenant ces deux dames que Sir John Falstaff, mon personnage, va essayer de séduire pour pouvoir posséder leur argent.
Dans la vie, Emilien est éducateur spécialisé mais il a derrière lui une solide formation théâtrale débutée à l'IATA, à Namur et poursuivie à l'IAD, à Louvain-la-Neuve. Sa motivation ici ? Après des années de privations dues au Covid, retrouver le plaisir de jouer.
Quand on m'a proposé de venir ici, je me suis dit : "maintenant, c'est reparti, j'ai envie de m'amuser.'' Et enfin, j'ai redécouvert ce que c'était réellement de jouer, jouer avec des partenaires de théâtre et faire tout et n'importe quoi et proposer tout et n'importe quoi.
Pour arriver à ce spectacle qui est tout sauf n'importe quoi : jolies trouvailles scéniques, costumes soignés... Et puis ce soir, on ressentait un peu partout un vrai plaisir à être ensemble, de la bienveillance et de l'entraide. Et ça aussi, c'était beau à voir. Rendez vous au Théâtre de Sambreville ces 12, 13, 14 février à 20 h et le dimanche 15 à 15 h.
Sur le même sujet
Recommandations
L'AROCA (MJ de Tamines) : licenciements et redressement judiciaire
Mérites Sportifs de Sambreville : la boxe thaï mise à l’honneur en 2025
Tir à l'Arc : La dernière messe pour les archers à Sambreville
Éclosion: une journée de rencontres entre jeunes artistes et professionnels