La majorité .Bé/D&B voulait faire passer une motion en urgence contre les visites domiciliaires mais le quota des 2/3 n'a pas été atteint. Les inondations du 30 mai dernier étaient aussi en discussion lors du conseil communal de ce jeudi 25 juin.
Le projet de loi sur les visites domiciliaires n'est pas une urgence pour tous
L'avant-projet de loi sur les visites domiciliaires suscite une série de motions communales en Wallonie et à Bruxelles. De nombreuses communes ont déjà voté un texte de rejet , et parfois même dans des majorités où siègent des élus issus des partis de l'Arizona.
Cela aurait pu se produire aussi à La Bruyère ce jeudi soir mais le texte , proposé par la majorité .Bé - D&B, n'a même pas pu franchir la phase du vote en urgence.
En effet, c'est suite à une interpellation du groupe local d'Amnesty International, que la majorité proposait sa motion. Une motion qui requérait d'être votée en urgence car le point avait été déposé hors délai. Et c'est précisément la notion d'urgence qui a servi d'argument au MR-EPV7 et au conseiller Luc Frère (Les Engagés) pour rejeter ce point. Il fallait un quota de 2/3 pour adopter l'urgence et examiner la motion, quota qui n'a pas été atteint. Le vote sur la motion n'a donc même pas eu lieu.
La motion de la majorité se voulait un consensus entre les conseillers de gauche, du centre et de droite qui font partie des groupes .Bé et D&B. C'est la raison pour laquelle la motion proposée par Amnesty avait été modifiée dans le sens d'un soutien aux citoyens de La Bruyère qui accueillent des personnes en situation de précarité. "Nous voulons attirer la bienveillance sur les citoyens de La Bruyère qui abritent des personnes en difficulté" , a expliqué le bourgmestre Yves Depas (.Bé).
Un argument qui n'a pas convaincu le MR-EPV7 : " Nous saluons l'engagement constant des collectifs citoyens qui accompagnent les personnes les plus vulnérables", explique Laurent Botilde, chef de groupe, tout en disant un peu plus loin : " Nous continuerons à défendre une politique migratoire ferme et humaine, respectueuse des droits fondamentaux mais aussi des procédures démocratiques et du bon fonctionnement de nos institutions."
Le groupe MR, mais aussi le conseiller Luc Frère (Les Engagés), ont par ailleurs refusé la notion d'urgence car celle-ci doit, selon eux, rester exceptionnelle lorsque des décisions communales doivent être prises dans un délai contraint.
Les inondations ont encore frappé
Un autre point qui a suscité le débat lors de ce conseil, c'est celui mis à l'ordre du jour par le MR-EPV7 sur les inondations du 30 mai 2026.
Murielle Gilles s'est en effet inquiétée de "dysfonctionnements ou limites observés dans les dispositifs existants et dans la gestion opérationnelle de la situation" . Elle a aussi évoqué "des difficultés rencontrées par certains riverains qui ont dénoncé un manque de matériel adéquat pour faire face rapidement aux inondations."
La majorité souligne, pour sa part, que l'épisode de mai 2026 a été nettement moins grave que les inondations vécues en 2021. Le bourgmestre, Yves Depas (.Bé) a souligné qu' "en 2021, nous avions eu sur notre territoire 300 sinistrés, mais ici en mai, il n'y en a plus eu que 10. Ok c'est 10 de trop, il faut encore agir, mais nous ne sommes pas responsables de tout ! Nous ne pouvons pas nous substituer aux pompiers qui interviennent en première ligne, notre personnel n'est pas formé à ça ! "
Valérie Buggenhout ( D&B), échevine de l'aménagement du territoire, ajoute que : " la zone touchée principalement ce 30 mai est à Rhisnes , dans le nord du village, aux rues de Liesse et du Ry des Mines. Le problème vient de canalisations antérieures mal conçues, d'un ruisseau canalisé et en amont d'un bassin d'orage mal dimensionné à Temploux, et d'un égouttage défaillant au niveau de la route de Gembloux."
Le bourgmestre , un brin irrité par les questions du groupe MR-EPV7, poursuit : "Vous faites croire que nous n'avons rien fait mais nous avons fait notre part, nous étions parmi les premiers à mettre en place par exemple des Zones d'Immersion Temporaires ! Il y a des améliorations à apporter, certes, mais ce qu'il faut c'est une coordination avec toutes les autorités concernées : les communes voisines, la Province , les Services Techniques Provinciaux Agriculture, ou encore la Régie des autoroutes, sinon, la commune de La Bruyère, à elle seule, ne pourra pas régler le problème ! "
Et de poursuivre : " je suis en colère par rapport à toutes les décisions qui sont prises au niveau fédéral et régional, et pas rien que par les gouvernements actuels, car la réforme de la protection civile c'était avant. On demande aux communes de sauver tout le monde, mais non, ce n'est pas possible ! "
Notez encore qu'une réunion sera organisée par la commune le 7 juillet pour informer les riverains de tout ce qui est fait pour remédier à cette problématique des inondations.
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