Le breaking était à la fête ce week-end avec le Festival Funky Break’s qui revient avec pour ambition de faire rayonner la scène hip-hop bien au-delà de la Belgique.
Figures acrobatiques, enchaînements au sol et duels rythmés : le breaking, plus connu sous le nom de breakdance, une discipline phare du hip-hop, était à l’honneur à Saint-Marc. Le festival Funky Break’s y a rassemblé des danseurs belges, mais pas que. Younes Ayoute, l’organisateur du festival, raconte :
C'est la troisième édition. C'est un festival qui propose plusieurs catégories de battle. On a un battle kids, on a des battle plus spécifiques autour du footwork - c’est tout ce qui est jeu de jambes au sol - et on a un battle 3 contre 3 pro, où là, on a des internationaux qui sont invités.
Les catégories sont donc tous niveaux, des kids aux professionnels, et le niveau ne cesse de grimper. En trois ans, le festival a pris de l’ampleur. POe One, Tiro, IzShee, SO6X, … ces noms ne vous disent probablement rien, mais ces juges sont des figures reconnues de la scène internationale. Poe One, le juge américain, explique :
Il y a tous les niveaux. Il y a beaucoup de gens qui viennent de Bruxelles et d’autres régions de la Belgique comme Gand ou Louvain. Il y a aussi des participants de Paris, et surtout d’Europe. Mais je crois qu’il y a aussi un Canadien. Et moi je viens des quatre coins du monde.
Les danseurs venus de France, des Pays-Bas ou encore d’Italie voient dans ce rendez-vous un véritable lieu d’échange. C’est ce que décrit Housni Ali, un danseur parisien :
Ça représente le partage. Et sous ce format - le format compétition - c’est une autre forme de partage, mais c’est toujours un plaisir de venir et d’échanger avec d’autres danseurs, et de se challenger aussi.
Au-delà de la compétition, le breaking reste avant tout une culture, faite de partage, de respect et d’expression de soi, le tout dans une belle énergie positive. Et cette passion est déjà bien ancrée chez les plus jeunes aussi, comme Guéran Henin, un des enfants participants :
Franchement, c’est là que je peux me libérer, vivre des émotions. Vraiment la danse c’est tout ce que j’aime.
Cet événement dépasse donc désormais le cadre local, mais il reste profondément ancré à Namur. Younes Ayoute confie :
J’espère aussi que la Ville de Namur et la Province pourront nous soutenir pour des événements comme celui-ci. Il y a vraiment beaucoup de choses à faire. On voit aussi que du côté de la Flandre, ça bouge vraiment beaucoup. Et donc j’aimerais vraiment qu’on mette la lumière ici aussi à Namur parce qu'on a plein de talents et il faut les mettre en avant.
Entre performance, partage et ouverture internationale, le festival Funky Break’s confirme une chose : le hip-hop a toute sa place à Namur et compte bien s’y imposer.
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