Le Wallon de l'année 2025 est originaire de Stave, et atteint les sommets dans le monde de la danse classique. Thomas Docquir est Premier danseur à l'Opéra national de Paris, la dernière marche avant le Graal : être danseur étoile.
La danse classique et Thomas Docquir, c'est une histoire d'amour qui dure depuis près de 20 ans. Et qui est née dans la salle du Conservatoire Adolphe Sax de Godinne.
J'ai commencé la danse à l'âge de 8 ans, au début, de façon tout à fait amateure. Mais j'ai eu la chance de rencontrer un professeur qui a détecté mon potentiel dès le premier cours, qui m'a pris sous son aile, venait me chercher à l'école, me faisait travailler, m'emmenait en concours à droite, à gauche, en France. J'ai commencé à avoir un assez bon niveau. Et j'ai intégré l'école de danse de l'Opéra de Paris à l'âge de 12 ans.
S'en suivront 5 ans de formation avant qu'il intègre la Compagnie de l'Opéra de Paris. Et qu'il s'impose parmi les 154 danseurs sélectionnés comme l'un des plus prometteurs.
Depuis que je suis Premier danseur, j'ai la chance d'incarner des rôles solistes. Je suis le danseur principal quand on vient voir le ballet. Mon premier rôle soliste, ça a été Casse-Noisette, j'ai interprété Don Quichotte également. Et là, je me prépare à interpréter Roméo, dans Roméo et Juliette. Ca pour le coup, c'est vraiment un rêve depuis que je suis tout petit. C'est une histoire qui me plait beaucoup, c'est un personnage qui est intéressant à interpréter.
Et qui va lui permettre de concilier les deux facettes de sa profession.
Je me considère avant tout comme un artiste, mais c'est vrai que je suis obligé de prendre soin de mon corps, de soigner mon corps comme un sportif de haut niveau. Ca implique une hygiène de vie assez stricte, des soins de kiné. On est malheureusement amenés à devoir gérer des blessures aussi. Donc, il y a ce côté apparenté aux sportifs de haut niveau mais avec une magie et une dimension artistique.
Loin d'être rassasié, Thomas Docquir continue à rêver à des rôles souvent issus de la littérature. Mais son objectif ultime...
Evidemment, je rêve de devenir danseur étoile un jour. Là je suis à l'étape juste avant, la dernière. Ce serait une reconnaissance de mon parcours et de mon travail, mais aussi le début d'autre chose, parce qu'être danseur étoile, ce n'est pas juste une médaille, un titre. C'est une responsabilité aussi de représenter l'excellence française et la danse classique à travers le monde.
Un rêve qu'il touche déjà du bout des doigts.
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