La Grotte de Scladina accueille une équipe de 4 chercheuses afin d'extraire de l'ADN "fantôme", piégé dans les sédiments depuis un demi-million d'années. Une mission de l'Institut Max Planck, dirigée par le Prix Nobel Svante Pääbo.
C'est une mission exceptionnelle qui a lieu dans la grotte de Scladina, où 36 heures de fouilles sont organisées, pour traquer de l'ADN fossile sur 500.000 ans.
On bénéficie de l'aide d'une équipe du Max Planck Institutes de Leipzig qui vient pour échantillonner les couches. Et l'objectif c'est de retrouver de l'ADN préhistorique préservé dans les sédiments de la grotte.
Le but de ces fouilles, c'est aussi de savoir dans quelles mesures cet ADN préhistorique est préservé et ce jusqu'à quelle époque.
La grotte enregistre 400.000 ans de préhistoire et ça en fait une archive absolument unique au niveau du nord de l'Europe, pour pouvoir étudier l'évolution des populations animales et l'évolution des populations humaines, éventuellement les disparitions de ces populations; à travers tous les changements climatiques.
Un processus méticuleux qui nécessite une méthode d'extraction bien précise par les 4 chercheuse sur place.
Elles sont devant les coupes, on leur indique exactement dans quelles couches elles peuvent aller prélever. Et puis après, elles, en combinaisons stériles, avec des petits scalpels, d'abord, nettoient la zone, et puis prennent quelques milligrammes de sédiment, ça suffit, dans des petites éprouvettes. Et une fois que tout ça est fait, elles repartent avec le matériel, et ce matériel sera traité dans des conditions stériles dans leur laboratoire.
Et une fois en laboratoire, il faudra plusieurs mois, voire plusieurs années pour obtenir des résultats.
C'est très long parce que là on a seulement un petit bout de terre et il faut qu'il y ait ensuite tout un processus chimique au laboratoire, pour pouvoir en extraire l'ADN. Et ensuite, il y a tout un processus bio-informatique pour pouvoir identifier l'ADN et être capable de dire si c'est un animal, un humain, une plante, etc.
Une mission particulièrement importante puisqu'elle est opérée par une équipe de l'Institut de Leipzig, dirigée par le prix Nobel de 2022, Svante Pääbo.
Sur le même sujet
Recommandations
Relais pour la vie : 105 000€ pour venir en aide aux battants
Zoom sur les mésolithiques au Musée Archéologique de Namur
Passion dinosaures : un Jambois vulgarise la paléontologie sur les réseaux
Les ossements de 28 corps découverts sur un chantier à Jambes
Le chantier des Dames Blanches à Namur : un dossier archéologique épineux !