À l'occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le 8 mars, le Chemin de fer à vapeur des Trois Vallées a accueilli le Train des femmes, un événement culturel unique qui a attiré de nombreuses participantes et visiteurs.
Organisé par le Centre culturel Action Sud et une trentaine de partenaires, le projet mêle culture, réflexion et engagement citoyen autour des droits des femmes.
« C’est très intéressant et il faut être là pour le droit des femmes, même s’il y a des avancées, il y en a encore plein à faire », confie une participante.
Culture et engagement au service de l’égalité
Le Train des femmes propose une immersion dans différentes formes artistiques et associatives.
« Nous sommes une trentaine d’associations présentes et vous allez pouvoir découvrir du théâtre, de la danse, mais aussi tout le monde associatif qui réunit la culture. Avec les expositions, nous parlons des droits des femmes et du chemin qui reste encore à faire », explique Vanessa Halluent, animatrice au Centre culturel Action Sud.
Cette deuxième édition a également mis l’accent sur l’intersectionnalité et l’égalité des chances. L’objectif : parler de toutes les femmes, qu’elles soient âgées, en situation de handicap, migrantes ou confrontées à des discriminations diverses.
« Il y a la volonté d’élargir ces événements pour qu’on parle vraiment des combats de toutes les femmes, qu’on aborde des sujets comme le validisme, l’âgisme, le jeunisme ou l’immigration », précise une animatrice du collectif Aliages.
Témoignages et prise de conscience
L’événement est aussi un moment de réflexion et de dialogue. Certaines participantes partagent leurs expériences personnelles, notamment sur les inégalités liées à la pension ou au travail domestique.
« Je vais bientôt être pensionnée et je me demande si j’aurai moins que mon ex-mari, parce que j’ai élevé mes cinq enfants et pris des congés pour eux. Jusqu’à la fin de mes jours, j’aurai peut-être moins de pension. Il y a quelque chose qui ne va pas », confie une participante.
Le Train des femmes sensibilise également à des situations internationales. Benoît Paquet, militant, évoque la condition des femmes kurdes et leur lutte pour les droits fondamentaux :
« De jeunes chanteuses sont emprisonnées, parfois jusqu’à 20 ans, pour avoir chanté dans leur langue maternelle. Les femmes kurdes ont lancé la révolution des femmes en Syrie, dans le Rojava. Il faut mettre en avant ces combats et amener nos gouvernements à agir ».
Une édition couronnée de succès
Cette deuxième édition du Train des femmes a rencontré un franc succès, mêlant culture, sensibilisation et engagement citoyen
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