Le pôle multifonctionnel prévu à côté de la gare de Namur devait accueillir des commerces, des bureaux et plus de cents logements. Finalement, le promoteur ne pourra pas y construire de logements ainsi en a décidé le conseil d'état.
Juin 2022, un avant-projet du promoteur Besix est présenté à la population namuroise. Le projet près du Square Léopold prévoit alors la construction d'une petite centaine de logements. Histoire de tenter d'adoucir sans doute ceux qui s'opposaient à ce projet initialement dédié principalement au commerce. Quatre ans plus tard, ces logements s'effondrent avant même d'être construits. Un arrêt du Conseil d'Etat interdit leur construction. Stéphanie Scailquin, échevine de l'Urbanisme (Les Engagés):
"Les outils d'aménagement du territoire, prévoit que cette zone est une zone d'activité économique mixte et donc on ne peut y trouver que du commerce, des services et des bureaux. On souhaitait trouver du logement aussi à cet endroit et donc Besix a utilisé plusieurs voies juridiques pour pouvoir y arriver. D'abord, le périmètre de remembrement urbain qui a été annulé par le Conseil d'Etat il y a quelques années, puis ensuite un article dérogatoire du code de l'urbanisme pour lequel un permis avait été octroyé courant 2025. Mais ce permis a été suspendu par le Conseil d'Etat fin décembre de l'année dernière, justement sur cet article dérogatoire qui prévoyait du logement. Et donc force est de constater aujourd'hui que pour pouvoir concrétiser du logement à cet endroit, il n'y a pas de voie juridique possible".
Un quartier désertique le soir tombé?
Pas de logement. Un fameux revirement dans ce dossier qui n'en est pas à son premier rebondissement. Cette nouvelle donne n'impactera pas le gabarit global du projet. La surface dédiée au logement sera transformée en bureaux selon les dires de l'échevine. Avoir des logements en centre ville, c'était important dans le Quartier Léopold pour de multiples raisons. Question: est-ce que ce coeur de ville ne va pas ressembler à un désert sans contrôle social en soirée?
"On aura la même chose que ce que l'on trouve le long du chemin de fer du côté de l'Avenue des combattants et du Boulevard Mélot. Donc ce sera la même chose. Le tout est de pouvoir animer les rez-de-chaussée de ces bâtiments. Donc il faut voir en tout cas le côté positif, c'est que Besix souhaite toujours investir à Namur pour rendre ce projet possible".
Ces bureaux trouveront-ils preneurs?
Des bureaux à la place des logements. Mais y'a-t-il a vraiment une demande suffisante pour des bureaux dans le centre ville ?
"On sait aujourd'hui que les bureaux se recentrent auprès des gares et des transports en commun. Tous les bâtiments qui ont été construits le long du chemin de fer sont aujourd'hui occupés par des travailleurs. Donc effectivement, c'est un besoin qui se fait sentir autour des gares, ici, à Namur ou dans d'autres villes".
Avec la disparition des logements, la surface dédiée aux bureaux passera de 8500 à 19000 m² alors que la surface pour les commerces reste inchangée, soit 13 000 m².
Le 2 juillet prochain se tiendra à 18 h00, une réunion d'information préalable à une étude d'incidences. Elle aura lieu à la Bourse. S'en suivra ensuite une enquête publique. Nous n'avons pas réussi à avoir une réaction du côté de Besix. D'après l'échevine de l'urbanisme, la concrétisation de ce projet ne se fera pas avant 2030,2031.
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