Une friche industrielle située en plein coeur de Jambes va bénéficier tout prochainement d'un assainissement. Il s'agit d'un terrain des anciens ateliers de construction métallique ACINA qui appartient depuis plusieurs années au CPAS de Namur.
C'est un terrain de 2,5 hectares, situé à l'arrière du CPAS, à quelques pas du complexe Acinapolis et de la gare de Jambes. Le ministre wallon du territoire François Desquesnes (Les Engagés) vient de marquer son accord pour l'attribution du marché public concernant la dépollution du sol. Un subside wallon de 603 000 euros a été attribué à ce chantier, dont le coût total sera d'un peu moins de 620 000 euros. Ces travaux viseront la sécurisation du terrain et sa préparation à une reconversion future.
De quel type de pollution parle-t-on ? Les études de sol réalisées par la SPAQUE ont révélé diverses contaminations, par exemple aux métaux lourds, aux hydrocarbures ou encore au benzène dues aux activités de l'usine Acina entre 1961 et 1993. Des pollutions qui ne présentent pas de menace grave mais qui sont incompatibles avec une reconversion de type résidentielle. Pour le CPAS, propriétaire du site, le début des travaux est évidemment une bonne nouvelle, comme le précise Dorothée Klein (Les Engagés), la présidente du CPAS :
C'est une excellente nouvelle pour l'environnement qu'un terrain aussi important soit dépollué.
Seulement voilà, lors de la précédente législature, l'ancienne majorité avait de beaux projets de construction sur ce terrain mais la donne a changé ! Dorothée Klein :
Les projets sont toujours d'actualité. C'est juste la situation qui n'est plus la même. À l'époque, on voulait concentrer une série d'institutions sur ce site-là, mais on avait un problème de timing, de budget et de faisabilité.
Il était en effet question d'y localiser la maison communautaire des Trieux, qui propose de l'hébergement provisoire pour personnes sans logement, et l'abri de nuit, qui propose du logement d'urgence. Et vu le contexte financier difficile de la Ville et du CPAS, il a fallu trouver des alternatives au grand projet de construction sur ce terrain. Dorothée Klein à nouveau :
Pour Les trieux, on a trouvé une autre situation, ce sera dans le parc d'Enhaive. C'est vraiment tout un quartier qui va être reconstruit là, et ce sera vraiment très chouette d'avoir une maison communautaire dans un si bel environnement. Et puis, pour l'hébergement provisoire des sans-abris, nous sommes actuellement en train d'étudier, de comparer deux pistes, deux sites. Ce sont des bâtiments qui sont en bon état, qu'il faudra aménager pour la future destination. Donc ça veut dire que les délais seront moins importants, les coûts aussi. Parce qu'il faut bien se rappeler que, pour le moment, l'hébergement des sans-abris se fait à la caserne du génie, à Jambes, et que, pour le moment, on est censé partir au printemps 2027. On a obtenu un délai parce que normalement c'était fin de l'année passée. Donc, le temps est compté, et on n'a pas le temps de faire une consruction neuve.
Précisons que la présidente du CPAS préfère ne pas dévoiler maintenant les futures localisations envisagées pour l'abri de nuit. Quoiqu'il en soit, le terrain qui va être dépollué n'a pas encore de réaffectation prévue. Les travaux, qui vont commencer, dureront jusque mi-octobre.
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