Le nouveau parcours extérieur du musée plonge le visiteur au coeur de la richesse paysagère du Parc National de l'Entre-Sambre et Meuse. Il nous aide à mieux différencier l'Ardenne de la Fagne ou de la Calestienne.
L'Écomusée du Viroin, installé dans la ferme château de Treignes, est une des portes d'entrée du parc national de l'Entre Sambre et Meuse. Le visiteur peut désormais y trouver les informations de base pour décoder les paysages du parc. Car pour lire un paysage, il faut avoir des clés et savoir différencier la part de la nature et la part de l'homme.
Guérand Gautier, conservateur de l'Écomusée du Viroin, nous explique :
La base, c'est la nature donc de la géologie, de la faune, de la flore qui s'installent spontanément. Mais ça, c'est dans un monde qui n'existe malheureusement plus aujourd'hui. Évidemment, les êtres humains sont là depuis des millions d'années au bas mot, et ont transformé progressivement leur environnement. Et donc, la plupart des paysages qu'on voit aujourd'hui, c'est un mélange entre la nature et l'action des êtres humains.
L'Ardenne, qui occupe plus de la moitié du territoire du Parc national, est sans doute la région naturelle la plus épargnée par l'action des êtres humains. Car la terre, assez pauvre, est plutôt impropre à l'agriculture.
Ce qui domine, ça reste la forêt. On a des villages qui sont assez rares, ce qu'on appelle un village clairière. Donc en gros, ils sont perdus au milieu de la forêt. Les êtres humains ont quand même réussi à pratiquer un tout petit peu d'agriculture, très souvent de l'élevage, à force d'essarter, c'est à dire de brûler la forêt pour fertiliser les sols.
Mais ça n'a pas été plus loin que ça. Le reste a été gardé dans sa dimension forestière.
La Calestienne est un autre type de paysage présent dans le Parc National. Cette étroite bande géologique calcaire a engendré un paysage unique en Belgique.
Dans "Calestienne" on a tienne, et c'est vrai que les tiennes dans la région, c'est du patois, mais ça désigne des collines calcaires. C'est pas très haut, elles ont des formes assez différentes suivant comment l'érosion s'est passée. Des fois elles sont très rondes et des fois elles sont marquées par des affleurements rocheux très chaotiques. Tout ça donne vraiment un dynamisme dans dans le paysage.
Quand on se balade en Calestienne, on va voir des tiennes partout, on est frappé par les alternances de dénivelés, etc. Et tous ces tiennes qui dépassent à des hauteurs différentes. L'horizon, vraiment, c'est ce qui marque le plus.
En parcourant ce nouvel espace muséal extérieur, le visiteur n'aura donc plus qu'une envie partir à la découverte du parc national avec une meilleure compréhension des forces naturelles et humaines qui ont façonné ces paysages.
https://www.ecomuseeduviroin.be/
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