C'est le chantier d'installation de nouvelles bulles à verre qui a mis à jour ce qui semble être une fosse commune, en plein coeur de Jambes. L'Agence wallonne du patrimoine, l'AWaP, y termine des fouilles pour tenter de percer le mystère.
À Jambes, le creusement d'emplacements destinés à des bulles à verre a conduit à une découverte fortuite : un très grand nombre d'ossements humains conservés dans le sol, à près de 2,5 mètres de profondeur. Rien n'indiquait la présence d'ossements à cet endroit.
Selon Marie Verbeek, archéologue à l'AWaP (Agence wallonne du Patrimoine), le décompte actuel fait état de 28 corps disposés dans une fosse de trois mètres sur deux, un espace très restreint pour un tel nombre. Les corps ont été déposés pêle-mêle, parfois tête-bêche, afin d'utiliser au mieux l'espace disponible. Il s'agit visiblement d'une sépulture collective, où un grand nombre de personnes ont été enterrées en même temps.
Ils ont vraiment été déposés pêle-mêle, parfois tête-bêche, histoire d'utiliser au mieux tout l'espace. Le site de fouilles est assez petit, plus ou moins deux mètres sur trois, explique l'archéologue de l'AWaP.
L'identité des défunts et les circonstances de leur mort font l'objet d'une réflexion menée sur le chantier, comparée par l'archéologue à une enquête basée sur la multiplication des indices. Deux hypothèses sont évoquées à ce stade : un drame militaire ou une épidémie. La datation provisoire situe cette fosse commune au 17e siècle, reste à voir si elle est liée à l'une des nombreuses occupations de Namur. Quant aux corps, dans l'hypothèse de morts au combat, il s'agira de tenter de déterminer s'il s'agit d'ennemis ou d'alliés et de supposer leur provenance.
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