L'IRM a émis une alerte orange sur la quasi-totalité du pays depuis mercredi, car les températures atteignent et dépassent les 35°C. Dans ces conditions, difficile de travailler, et encore plus d'aller à l'école. Beaucoup d'entre elles ont dû s'adapter.
Il fait chaud, très chaud, et aussi dans les écoles. Les conseils habituels en cas de canicule, comme rester à l'ombre ou se mettre au frais, n'y sont pas toujours applicables. Dans la commune de Sambreville, le PO a suspendu les cours de toutes ses écoles communales depuis mercredi midi jusqu'à vendredi inclus. À l'école communale de Keumiée, la directrice Catherine Michotte explique pourquoi la décision s'imposait :
Il y a de fortes chaleurs dans les classes. Dans les classes maternelles, par exemple, il fait 50°C car ce sont de grandes classes vitrées, il n'y a pas moyen de mettre de la climatisation, pas moyen de faire de courants d’air, la cours est exposée plein sud, les classes aussi. Donc le bien-être avant tout.
À Namur aussi, des décisions ont été prises en urgence. L'échevin de l'Enseignement, Julien Lemoine (Les Engagés), a tranché avec le bourgmestre :
J'ai pris la décision, en concertation avec la bourgmestre, et puisque mercredi les cours s'arrêtent déjà à midi, que les cours s’arrêteront également à midi jeudi et vendredi, parce que les chaleurs annoncées montent jusque 36 ou 37°C dans les jours à venir.
Une décision assez soudaine, qui peut mettre des parents dans l'embarras. Mais des garderies sont organisées pour assurer la continuité. L'échevin namurois rassure :
La garde sera assurée dans les horaires normaux, donc du matin jusqu'au soir à 18h avec Nam'Extra, mais aussi pendant le temps scolaire avec les enseignants qui assurent la garde. C'est juste les cours qui sont suspendus pour que les activités qui auront lieu puissent être plus acceptables pour les enfants dans un contexte où il fait très chaud.
Du côté de Sambreville, Catherine Michotte confirme le dispositif mis en place :
Les enseignants sont là pour assurer une garderie, pour assurer le bien-être des enfants, l'hydratation, les mettre dans des locaux climatisés. Aujourd'hui, les maternelle sont allés en primaire et ça s'est bien passé parce qu'on avait très très peu d’enfants.
Ce sont des mesures d'urgence. Mais avec le réchauffement climatique, ces vagues de chaleur vont s'intensifier et se répéter dans les années à venir. Et toutes les écoles ne sont pas égales face à ce défi. La directrice de Keumiée appelle déjà à anticiper :
Il va falloir prévoir pour les années à venir parce que le réchauffement climatique est là, et les travaux ne vont pas être possibles dans toutes écoles afin d'apporter la climatisation. Il va falloir équiper les classes avec plus de ventilateurs, faire des achats, peut-être aussi mettre la climatisation petit à petit dans les classes où il n’y en a pas.
Julien Lemoine pointe lui aussi la nécessité d'adapter les infrastructures scolaires sur le long terme :
il faut lutter contre le réchauffement évidemment, mais nos bâtiments ne sont pas spécialement adaptés. Dans plusieurs écoles, on a des cours de récréation qui sont végétalisées pour ne pas avoir du tarmac à terre qui, on le sait, est très chaud, on a de la pelouse sur le sol, des arbres qui permettent d'être dans des cours d'école plus ombragées, des locaux ombragés avec des arbres placés parfois devant les fenêtres pour ne pas que les locaux soient en plein soleil. Bref, une adaptation de tous nos locaux.
La ministre de l'Enseignement, Valérie Glatigny, avait déjà anticipé ces fortes chaleurs il y a plusieurs semaines avec une circulaire recommandant, dès 35°C, d'alléger les horaires de l'après-midi et de suspendre les activités non essentielles. Dans plusieurs écoles namuroises, c'est désormais chose faite, avec une priorité claire : le bien-être des enfants.
Sur le même sujet
Recommandations
Sécurité renforcée autour de l’Athénée Royal de Namur après des actes de vandalisme
À vélo vers mon école : les élèves de l’école communale de Haillot passent leur brevet du cycliste
Enseignement: quid des examens de fin d'année?
Après les incidents de jeudi et des menaces, plusieurs écoles restent fermées
Profs vers Bruxelles et manifestation étudiante perturbée par des casseurs à Namur
À Philippeville, les enseignants des deux écoles se mobilisent avant le vote sur l’enseignement
Sambreville : manifestation d'enseignants contre le décret programme
Des facteurs à bicyclette portent la voix de l'école