La semaine dernière, l'Athénée Royal François Bovesse de Namur a été visé à plusieurs reprises par des actes de vandalisme. Dans l'école, l'objectif est désormais de permettre aux élèves de terminer leur année dans les meilleures conditions.
Mardi, des feux de Bengale ont été lancés dans la cour de l'établissement depuis l’extérieur, et vendredi matin, des individus ont tenté d'incendier la porte d'entrée et brisé des vitres. Une enquête judiciaire du Parquet de Namur est en cours et, selon nos confrères de la RTBF, une personne a été placée sous mandat d'arrêt. Aujourd’hui, le calme revient et la sécurité est assurée. Charlotte Bazelaire (Les Engagés), la bourgmestre faisant fonction de la Ville de Namur, détaille les mesures prises autour de l’établissement :
Pas dans l’école mais autour de l’école oui. La police a bien été avertie, elle est en contact direct avec la direction et certains éducateurs et des tours sont faits le matin et aux sorties des écoles, avec de toute façon, toute la journée, des points d’attention.
Si les dégradations ont cessé, l'inquiétude n'a pas totalement disparu. Des messages menaçants continuent de circuler et l'enquête se poursuit. Yannick Rolland, le préfet coordonnateur chez Wallonie-Bruxelles Enseignement revient sur ces menaces toujours présentes :
Il y a des renseignements que j’ai de menaces qui continuent sur des établissements de Namur mais je ne vais pas trop en parler puisqu’on discute chaque fois avec les forces de l’ordre et une enquête est en cours. Donc, c’est compliqué de commenter mais oui les menaces continuent de circuler et c’est ça qui est inquiétant. (...) parce qu’on ne sait pas d’où elles viennent, il n’y a pas de revendications précises et c’est très compliqué de pouvoir dire les raisons, le pourquoi. Il faudra attendre la fin de l’enquête pour y voir plus clair.
Pour rassurer les élèves en pleine session d'examens, l'école mise sur la communication et l'accompagnement de ceux qui en ressentent le besoin. Yannick Rolland explique :
On a été le plus transparent possible. On a communiqué sur ce qu’il s’est passé. On a rappelé les règles de sécurité de l’école. On a rappelé aussi pour les parents ou les élèves inquiets que notre CPMS était activé, que les équipes étaient disponibles et qu’ils ne devaient pas hésiter à les contacter pour faire part de leurs inquiétudes.
Malgré ce contexte particulier, les examens sont maintenus et l'organisation n'a pas été modifiée, comme l’indique Yannick Rolland.
L’école continue de fonctionner normalement parce que notre but est d’assurer le calme autour de l’école.
Charlotte Bazelaire ajoute :
On a une vigilance accrue parce que le plus important c’est que l’année se termine dans les meilleures conditions pour les élèves qui sont en période d’examen. C' c’est donc une source de stress complémentaire. Et donc, on a vraiment envie que tout se passe au mieux et pour l’instant ça suit son cours dans un calme relativement serein.
La vigilance restera donc de mise ces prochains jours, avec un objectif : permettre aux élèves de terminer leur année dans les meilleures conditions.
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