Un projet transfrontalier de covoiturage devrait bientôt relier Charleroi et Charleville-Mézières (France). Le tracé, qui passera principalement par la N5 est porté, entre autres, par Mobilesem et Mobil’Ardenne, avec le soutien du programme Interreg.
Baptisé Cross4Mobility, ce projet prévoit la mise en place de plusieurs aires de covoiturage le long de l’axe reliant les deux pôles urbains. L’objectif : améliorer la mobilité quotidienne, proposer une alternative durable à la voiture individuelle et renforcer les échanges entre la Belgique et la France.
« Concrètement, ça va être une série d’aires de covoiturage entre ces deux pôles que sont Charleville et Charleroi et les communes rurales qui seront traversées (Walcourt, Philippeville et Couvin sur notre zone). », explique Michel Meuter, coordinateur Pôle Expertise chez Mobilesem. « Le covoiturage sera accessible à partir de 2026. »
Une alternative aux transports collectifs manquants
Aujourd’hui, aucune ligne de transport collectif ne couvre cet axe. « Le train, ça n’existe plus sur ce territoire, et en attendant, la voiture reste le seul moyen », poursuit Michel Meuter. « Mais utilisée en covoiturage, elle peut devenir un mode de transport collectif de petite capacité, qui offre une fluidité permanente tout au long de l’année. »
Même constat pour Nicolas Rochet, chargé de mission à Espace Environnement : « L’idée est de combler les cases manquantes en matière de réseau de transport sur le territoire. »
Un projet pilote et progressif
Il s’agit d’une première : jamais une liaison longue distance de covoiturage entre deux pôles transfrontaliers n’avait été étudiée. Mais le projet se déploiera en plusieurs phases.
« On parle d’une vingtaine d’aires de covoiturage au total, mais elles ne seront pas toutes prêtes du jour au lendemain », précise Michel Meuter. « On commencera avec une petite dizaine pour l’ensemble du tracé franco-ardennais, puis le dispositif montera progressivement en puissance. »
Une consultation publique en cours
Le système reposera sur une application dédiée. Pour adapter l’offre aux besoins locaux, une consultation publique est déjà ouverte.
« Aujourd’hui, on a une consultation en ligne en cours jusqu’au 30 septembre », indique Nicolas Rochet. « On invite chaque habitant ou usager de l’axe entre Charleroi et Charleville-Mézières à marquer son intérêt. Cela nous permet de prendre le pouls du projet et de commencer à fédérer une communauté d’usagers et de covoitureurs. »
Pour participer à l’enquête, rendez-vous sur le site : www.parti-cip.be
Article retranscrit avec l'appui d'outils d’intelligence artificielle (Transcript d'Adobe Premiere et ChatGPT 4.o) et vérifié par un journaliste.
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