Renégociation du contrat de gestion de bpost : l’avenir des petits bureaux de poste inquiète les communes rurales

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L’avenir des petits bureaux de poste inquiète dans certaines communes rurales. À l’approche d’une renégociation entre l’État et bpost, des élus craignent que des économies ne fragilisent la présence postale locale.

Une renégociation décisive pour les services postaux

À Nismes, le bureau de poste fait partie du paysage local. Mais son avenir dépend aussi de décisions prises à Bruxelles.

Le contrat de gestion entre l’État belge et bpost, qui encadre les missions de service public de l’entreprise postale, doit être renégocié cette année pour une entrée en vigueur prévue le 1er janvier 2027. Dans un contexte marqué par la baisse du volume de courrier et des contraintes budgétaires, cette renégociation suscite des inquiétudes dans certaines communes rurales.

« Cette année est particulière : c’est celle de la renégociation du huitième contrat de gestion entre l’État belge et la direction de bpost, qui doit entrer en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2027. Les discussions se déroulent durant ce premier semestre. Par ailleurs, le gouvernement a réduit de 50 % la dotation fédérale destinée aux missions de service public. L’État imposait jusque-là certaines obligations dans les contrats de gestion, mais avec une réduction de 50 millions d’euros, on peut s’attendre à des mesures visant à réduire certaines dépenses », explique Jean-Marc Delizée, bourgmestre de Viroinval.

Le maintien d’un bureau par commune en question

Aujourd’hui, le contrat de gestion impose à bpost de garantir un réseau de proximité sur l’ensemble du territoire. Dans les communes rurales, cela se traduit généralement par la présence d’un bureau postal et parfois d’un distributeur automatique de billets.

Mais certains élus redoutent que ces obligations soient revues lors des prochaines discussions.

« Il faut absolument maintenir la règle d’un bureau postal par commune belge. Elle protège les communes rurales, car le service doit rester accessible à proximité des habitants. Je pense qu’il y a un vrai risque : il suffirait de supprimer une ligne dans le contrat de gestion pour permettre à la direction de bpost de fermer certains petits bureaux. Cela concerne les services postaux, mais aussi le distributeur de billets qui se trouve ici. Nous allons donc relayer ce message auprès de la ministre qui négocie ce contrat », poursuit le bourgmestre.

Un service jugé indispensable par les habitants

Pour les habitants, la présence d’un bureau de poste reste un service important au quotidien. Au-delà de l’envoi de courrier ou de colis, il permet aussi d’effectuer des retraits d’argent ou certaines démarches administratives.

« Avoir un bureau de poste, c’est très important, notamment pour retirer de l’argent liquide. Je fais partie des personnes qui n’aiment pas payer par carte. C’est un service public essentiel pour la population. Si celui de Nismes disparaissait, il faudrait aller jusqu’à Couvin. Avec toutes les restructurations dans les postes, on ne sait pas comment cela va évoluer. On est très heureux d’avoir encore un point ici », témoigne un habitant de Nismes.

Des fermetures déjà vécues dans la région

Dans la région, la question du maintien des bureaux de poste n’est pas nouvelle. Plusieurs petites implantations ont déjà fermé ces dernières années, compliquant parfois l’accès aux services pour certains habitants.

« Par le passé, nous avions aussi le bureau d’Oignies. Nous avons réussi à le maintenir pendant quinze ans grâce à une forte mobilisation. Mais sous le gouvernement Michel, une décision a été prise de supprimer les petits bureaux situés à plus de dix kilomètres d’un bureau principal, celui de Nismes. En 2015, ce bureau a finalement fermé, comme d’autres. Or nous sommes une région géographiquement isolée, avec peu de transports en commun et des habitants qui n’ont pas toujours de moyen de locomotion. Le service postal doit rester accessible à tous », rappelle Jean-Marc Delizée.

Un enjeu d’accessibilité pour les zones rurales

Pour les communes rurales, l’enjeu dépasse la simple question du courrier. Il s’agit de garantir un accès équitable aux services publics, en particulier pour les personnes âgées ou les habitants disposant de peu de moyens de transport.

La renégociation du contrat de gestion de bpost, attendue dans les prochains mois, sera donc suivie de près par les élus locaux, qui plaident pour le maintien d’une présence postale de proximité dans les villages.

 

 

Article retranscrit avec l'appui d'outils d’intelligence artificielle (Transcript d'Adobe Premiere et ChatGPT 4.o) et vérifié par un journaliste.


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