Avec son premier Cyclobal, l’association FolkNam Trad a montré que la piste de danse est ouverte à tous, y compris aux personnes en fauteuil roulant.
Ce samedi soir, Namur avait comme un air d'antan, au son des musiques folks. Mais sur la piste de danse, certains participants ne se tenaient pas sur leurs deux jambes. Car si le cyclo bal avait bien un objectif ce week-end, c'était de montrer que la danse est accessible à tous... même si l'on est en fauteuil roulant. Un nouveau rendez-vous qu'a voulu mettre en place le FolkNam Trad, nous explique André Sibille, président de l'association:
Dans le bal folk, il y a d'abord les musiciens, comme il y en a sur la scène pour le moment. Chaque premier vendredi du mois, il y a deux groupes qui viennent jouer. Ils jouent des musiques traditionnelles d'Europe, de Wallonie, de Flandre, de Bretagne, d'Irlande, etc. Après, il y a les danseurs. Ce sont des danses des temps anciens, des danses en ronde ou encore des danses en couple, dont la principale est la Scottish.
Et s'il y en a bien une qui se sent à sa place sur la piste de danse, c'est Marie-Jo Van de Walle . Depuis qu'elle est en fauteuil roulant, elle n'a pas perdu de son entrain et pratique régulièrement la cyclo danse, nous raconte-t-elle:
La danse est très importante pour montrer aux gens que ce n'est pas parce qu'on est dans une chaise roulante qu'on ne peut pas s'amuser et aller au bal. Moi, j'ai déjà été dans des bals avec les jeunes. J'ai déjà fait des fêtes au mariage aussi.
Place donc à la démonstration. Marie-Jo va être guidé dans l'apprentissage des danses folk par Doriane Vandeuren, des chorégraphies que l'animatrice a dû adapter:
Il faut un tout petit peu s'adapter à la personne qui est en chaise, puisqu'on doit faire attention pour nos déplacements à nous, de ne pas se trouver dans les roues de la personne qui est en chaise, et également pour ne pas blesser la personne en chaise, d'éviter de lever trop haut ses bras pour qu'elle ne soit pas démise au niveau de l'épaule.
Pour ceux qui n'utilisent pas de fauteuil au quotidien, l'organisation en a mis plusieurs à disposition. L'idée: essayer, comprendre et peut-être même changer de regard. Car pour les personnes en fauteuil, le plus compliqué, ce n'est pas de se mettre en mouvement, nous explique Jay Domange, un participant du bal:
Pour nous, c'est assez facile, parce qu'on sait les pas qu'il faut faire, mais pour expliquer à la personne en face, donc à un valide, c'est un peu compliqué. Mais après, une fois qu'on connaît les mouvements et les pas de base, on est lancé, on est dedans et on s'amuse du coup.
C'est bien là le secret de la folk, pas besoin d'être un grand danseur pour s'amuser au bal. Après quelques hésitations et des petites collisions, les pas sont plus assurés et la convivialité s'est installée. À roulette ou à pied, finalement, l'important c'est de s'amuser.
Manon Hypacie
Sur le même sujet
Recommandations
Thomas Docquir, de Stave, est le Wallon de l'année 2025
Le carnaval du dragon a dignement fêté ses 25 ans
Les Trairies: une tradition andennaise de Noël au goût de cougnous
Académies : fin de la gratuité pour les moins de 12 ans
L’accueil traditionnel des cercles aux nouveaux étudiants à l'UNamur
Les incontournables des Fêtes de Wallonie à Namur selon les journalistes de Boukè