Suite aux élections régionales du 9 juin, il va y avoir du changement au collège provincial namurois. Richard Fournaux et Geneviève Lazaron devront quitter le Collège car ils ne peuvent pas être à la fois députés provinciaux et députés régionaux. Avec le départ de Geneviève Lazaron, il n'y a plus de femme au sein du Collège. Or, il doit en avoir au moins une dans l'exécutif namurois. Problème : Geneviève Lazaron était la seule femme du groupe "Les engagés" à la Province.
Le collège provincial namurois compte quatre députés. Il faut au moins un tiers de femmes en son sein. Geneviève Lazaron est la seule représentante féminine dans l'exécutif. Fin juin, elle prêtera serment en tant que députée wallonne. Elle devra donc quitter son poste à la province. "Il suffit de la remplacer par une femme", me diriez-vous. Oui, mais il y a un problème. Geneviève Lazaron, députée provinciale:
"Je quitterai le collège. Mais c'est vrai qu'au conseil provincial, pour l'instant en tout cas, je suis la seule femme au sein du groupe Les Engagés".
Les Engagés pourraient aller chercher une femme parmi les suppléants. Mais propulser directement une suppléante comme députée n'est peut-être pas l'idéal même si ce n'est que pour quelques mois vu les élections provinciales d'octobre. Question: est-ce alors au MR, autre partenaire de majorité (avec Défi), a assuré la mixité au sein du collège ? Les Réformateurs pourraient remplacer Richard Fournaux, lui aussi en partance, par l'une des deux conseillères provinciales présente dans les rangs bleus. Geneviève Lazaron:
"Écoutez, je ne fais pas partie des négociations mais, à mon avis, ça va devoir se discuter effectivement".
Richard Fournaux, député provincial MR:
"Oui, c'est vrai qu'on a deux conseillères en place. Il y a Valérie Lecomte qui est bourgmestre de Somme-Leuze. Mais à quelques mois des élections, ça me paraît un peu compliqué pour elle de démissionner. Mais c'est son choix, c'est sa responsabilité. Elle aurait tout à fait le droit. Et en plus, avec le beau score qu'elle a réalisé aux élections fédérales dimanche, elle serait en toute légitimité députée provinciale. Ça ne fait l'ombre d'un doute. Et puis, il y aussi Marie-Frédérique Charles qui est arrivée en 2023 suite au départ de Luc Gennart et qui pourrait aussi siéger au collège provincial."
Nous avons contacté hier le président du collège provincial, le MR Jean-Marc Van Espen. Il nous a dit que c'était aux Engagés à trouver une solution. Etienne Bertrand, le chef de groupe des Engagés, après un mutisme de 24 h, nous a répondu ce matin par sms qu'il n'avait aucune déclaration à faire. Alors, vu cette situation particulière, Les Engagés pourrait-il faire monter un homme au collège et faire fi de l'obligation de mixité ? Nous avons demandé l'avis d'une constitutionnaliste de l'UNamur, Stéphanie Wattier:
" Y'a-t-il une sanction si un collège provincial n'a pas de femme qui y siège ? Là, il n'y a pas de réponse malheureusement. Le droit dit quoi? Il ne dit rien, au fait. Le code ne prévoit pas de sanction spécifique à cette difficulté.
Pas de mixité au collège. Impensable pour le réformateur Richard Fournaux:
"Alors, on pourrait imaginer que pendant quelques mois aucune dame ne siège au Collège provincial, mais ce serait une erreur politique impardonnable. Je crois que l'électeur est de plus en plus vigilant quant au fait qu'on respecte ces éléments du Code de la démocratie locale".
Alors quel dénouement à cette conséquence électorale ? Il faudra être fixé fin juin car c'est à ce moment-là que Geneviève Lazaron deviendra officiellement députée wallonne. C'est en haut lieu des partis que viendra la réponse.
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