Le conseil communal de La Bruyère a décidé de confier une étude au BEP pour analyser la mobilité dans le village de Meux. La circulation y est parfois problématique à cause principalement du club de foot et des écoles.
"Nous avons à Meux une série de services ou d'organisations qui génèrent beaucoup de circulation, a d'abord expliqué le bourgmestre de La Bruyère, Yves Depas. Dans le centre du village, il y a deux grosses écoles, le club de football qui prend de l'ampleur, des commerces, une maison de repos, la bibliothèque, une salle communale et une salle paroissiale, et bientôt une nouvelle crèche. Tout cela engendre de la circulation et à certains moments, c'est compliqué ! Nous avons donc demandé au bureau d'étude du BEP (Bureau Economique de la Province) de réfléchir avec nous à des solutions. Cette étude se fera en plusieurs étapes. Il y aura d'abord une réunion de démarrage lors de laquelle le BEP viendra nous expliquer sa méthodologie. Ensuite, l'étude de mobilité analysera les données fournies par la commune, des spécialistes viendront observer le terrain aux heures critiques et le stationnement sera analysé. Les services du BEP rencontreront aussi les directions d'écoles, les responsables du club de foot et les commerçants. Enfin, sur base de tout cela, le BEP nous fournira un plan d'action."
La méthodologie n'a pas rencontré totalement l'adhésion de l'opposition. Ecolo, par la voix de sa conseillère Sophie Vanden Bulcke, a insisté sur le fait qu'il serait aussi nécessaire de consulter les citoyens, les habitants de Meux, dans le cadre de cette étude. "Les citoyens ont besoin de s'approprier cette réflexion en amont avant d'accepter le projet. "
Par ailleurs, la conseillère écolo a souligné aussi l'importance de pouvoir disposer de données chiffrées précises sur la circulation et le stationnement afin de poser un diagnostic fiable. Enfin, elle s'est étonnée du budget de 11 000 euros à payer pour cette étude.
Concernant l'implication des citoyens, le bourgmestre a répondu qu'il ne refusait pas de consulter les habitants des trois rues les plus concernées, car "il s'agit bien d'une problématique liée au coeur du village, précise-t-il, l'ensemble du village de Meux n'est pas concerné" . Concernant, le prix de 11 000 euros demandé par le BEP : "ce n'est pas excessif, affirme-t-il, dans un bureau d'étude privé, nous aurions payé beaucoup plus que cela ! "
Si Ecolo a finalement voté pour la réalisation de cette étude, il n'en est pas de même pour le groupe MR-EPV7 qui a voté contre. Laurent Botilde a rappelé que leur groupe avait plusieurs fois sollicité la réalisation d'un plan de mobilité général sur l'ensemble de la commune. "Vous avez décidé de ne pas faire de plan global, c'est votre choix politique. Mais il n'y a pas qu'à Meux qu'il y a des soucis de mobilité, il y en a aussi à Rhisnes. Et si vous touchez à un rouage de la circulation, cela aura des répercussions sur les quartiers ou les rues à côté, tout changement a des conséquences. C'est un manque de vision globale ! "
Le bourgmestre, Yves Depas, a rétorqué d'abord ceci :" je suis un peu étonné que le MR-EPV7 réclame une étude de mobilité globale, qui couterait au bas mot 100 000, voire 150 000 euros, alors que vous ne cessez de nous dire qu'il faut faire des efforts financiers ! C'est un peu contradictoire."
Ensuite, Yves Depas, a ajouté que "la commune ne sait pas tout faire en même temps, en effet il y a aussi des problèmes à Rhisnes, et après Meux, on devra peut-être réfléchir à d'autres villages, mais on avance pas par pas."
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