Ce samedi se clôturait le festival Namur en mai. Et cette année encore, le festival des arts forains a transformé le cœur de la ville pour éblouir petits et grands, en rassemblant 200 000 personnes. Un bilan assez positif.
Namur en mai fêtait cette année ses trente ans. Et pour l’occasion, la pluie s’était invitée à la fête, mais qu’à cela ne tienne, le public était bel et bien au rendez-vous ! Pendant trois jours, voltige, clowns, mimes ou encore marionnettes ont transformé les rues de la ville et rassemblé près de 200 000 personnes. C’est presque autant que les années précédentes. Samuel Chapelle, le directeur du festival, nous explique :
Ça a été une édition avec pas mal de défis, pas mal d’adaptations, évidemment liées à quelques averses. Ce qui est extraordinaire, surtout, c’est de voir que le public était présent malgré la météo et ça, énormément d’artistes nous ont dit qu’on ne voit pas ça ailleurs. Quand il pleut, les gens s'enfuient. Ici, on voyait de la grêle tomber et les gens restaient assis pour regarder le spectacle. Ça nous touche énormément et ça touche énormément les artistes, qui adorent déjà le public namurois, d’où qu’ils viennent, et qui, ici, sont encore plus impressionnés et touchés par l’énergie très spéciale de cette édition.
Les polaires et parapluies étaient nécessaires, et les équipes ont dû s'adapter sans cesse, mais la fidélité du public prouve une nouvelle fois l’attachement des Namurois à ce festival. Depuis 1996, Namur en Mai fait vibrer la ville chaque printemps, et a marqué plusieurs générations.
C’est vrai que c’était une chouette manière de fêter ces 30 années, de jeter un petit coup d’œil dans le rétro et de voir tout ce qui a été accompli autour de Namur en Mai, de voir combien Namur en Mai a marqué les Namuroises et les Namurois pendant trois décennies, toute une génération. Ça, c’est vraiment un bilan tout à fait exceptionnel et qu’on avait envie de célébrer ensemble, ici, cette année, avec le public, via une programmation tout à fait exceptionnelle. Les artistes venaient de partout dans le monde et nous ont proposé des spectacles d’une très grande qualité, que ce soit dans les cours d’école ou dans la rue. Puis, via aussi tout ce qu’on a pu déployer dans les rues, toutes les animations, tous les contenus qui font l’ADN de Namur en Mai. Tout ça réuni fait qu’on a eu une très belle édition, qui a réussi son défi : célébrer trente ans d’arts forains à Namur.
En 30 ans, le festival des arts forains a bien évidemment évolué avec son temps. Et aujourd’hui, l'objectif est de rendre la culture accessible à tous et d’offrir une grande diversité de spectacles.
C’est vrai qu’en trente ans, le monde a changé, donc le festival s’est adapté : à la fois aux réalités sociétales, à cette ville qui bouge et à un public qui vient aussi de plus en plus nombreux. Et malgré un monde qui nous pousse vers toujours plus d’individualisme, toujours plus derrière les écrans, le public montre combien il est important de se réunir, de rêver ensemble. Les spectacles, l’art et la culture servent à ça et remplissent vraiment ce rôle à Namur en Mai.
Et cette année encore, plusieurs nouveautés ont séduit le public. Parmi elles : les cabarets installés au Delta ou encore plusieurs créations présentées en première à Namur.
On a eu beaucoup de très bons retours et un public très nombreux dans les cabarets nouvelle formule au Delta. On avait proposé un cabaret burlesque en soirée et un cabaret familial, tout public, en journée, avec des numéros de très grande qualité. Ça a été fort apprécié par le public. Et puis, les autres spectacles aussi. On a eu beaucoup de premières ici, à Namur. Par exemple, L’Autre Dame de Paris de la compagnie des Five Foot Fingers, qui fait beaucoup rire le public et qui était aussi assez impressionnant et touchant ; La Panne, première des Petits Bras, qui était aussi très attendue parce que c’est une compagnie avec laquelle on a une chouette histoire ici, à Namur. Le public nous a dit avoir été touché de plein de manières différentes par la programmation, qui était encore super large cette année encore.
Pendant trois jours, Namur s’est transformée en théâtre à ciel ouvert, où les spectacles ont fait rire, rêver et émerveiller petits et grands. C’est là toute la magie des arts de la rue.
Ce sont des formes d’expression artistique qui, d’abord, sont très universelles. C’est-à-dire qu’il y a peu de spectacles qui peuvent toucher à la fois des petits enfants, des parents et des grands-parents de la même manière. À la fois, la forme existe depuis toujours : des artistes qui se produisent dans les rues, cela existe depuis des millénaires. Mais la force des arts de la rue, telle qu’on la propose ici, c’est qu’ils racontent des histoires, avec des propos très actuels et des techniques très fortes.Donc ce n’est pas simplement de la performance ; c’est vraiment de la performance, qu’elle soit acrobatique ou scénique, au service d’émotions, d’histoires, de récits, avec cette envie et cette ambition de changer le monde, tout simplement.
Changer le monde, rien que ça ! Pour porter cette ambition, les équipes travaillent déjà sur des nouveautés et surprises immersives pour les prochaines éditions. I ls donnent déjà rendez-vous aux festivaliers les 6, 7 et 8 mai 2027. Avec, cette fois, un petit espoir supplémentaire : celui de voir enfin le soleil s’inviter à la fête.
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