Les travailleurs des télévisions locales se sont réunis en assemblée générale à Namur ce lundi face à la réforme portée par la ministre des Médias Jacqueline Galant, qui prévoit de réduire de 12 à 8 le nombre de médias de proximité.
C'est une première depuis l'annonce de la réforme : l'ensemble des travailleurs du secteur des médias de proximité s'est réuni à Namur pour échanger sur le projet porté par la ministre Jacqueline Galant, qui vise à ramener le nombre de télévisions locales de douze à huit en Fédération Wallonie-Bruxelles. L'objectif de cette assemblée générale : établir ensemble un plan d'action et parler d'une seule voix.
« L'objectif de cette rencontre est d'organiser une assemblée générale dans le but d'obtenir un mandat et de remettre une certaine forme de pression au niveau de la ministre de tutelle, Madame Galant », explique Guy Léonet, secrétaire permanent non-marchand au SETCa Charleroi.
Trouver des leviers communs
La principale difficulté du dossier réside dans la diversité des situations vécues par les différents médias locaux, dont les réalités varient fortement d'un territoire à l'autre. Il fallait donc identifier des points de convergence pour peser collectivement contre la réforme.
« À l'heure actuelle, ce qui a été décidé, c'est une large pétition, des actions de soutien, notamment à travers les journaux télévisés des médias de proximité. Ensuite, les organisations syndicales iront de nouveau interpeller la ministre Galant », détaille Maïté Snyders, secrétaire permanente à la CNE.
Un dialogue social en berne
Depuis les dernières élections, le gouvernement MR-Les Engagés de la Fédération Wallonie-Bruxelles associe rarement les organisations syndicales au processus décisionnel. Une stratégie qui se confirme dans ce dossier, selon les représentants du personnel.
« Nous demandons de rencontrer Madame Galant dans son projet de restructuration des télévisions locales, et elle bypasse les organisations syndicales. Elle rencontre les directions, mais semble-t-il de manière plus individuelle. Elle divise pour mieux régner et avoir beaucoup plus de facilité dans ses réformes », dénonce Guy Léonet.
Un projet fragilisé par les avis rendus
Le décret doit encore passer en troisième lecture au gouvernement. Mais l'avant-projet, soumis pour avis au CSA et au Conseil d'État, a déjà fait apparaître d'importantes failles. Parmi les mises en garde formulées : le risque que certains territoires se retrouvent sans aucune couverture médiatique locale, et la crainte d'une régression organisée de l'offre d'information de proximité dans le sud du pays.
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