Pourquoi les zones de Chièvres, Nandrin, Ronquières et Florennes ont été anormalement exposées aux PFAS en 2023 ? Si certaines hypothèses étaient sur la table, le ministre Coppieters a partagé ce lundi des résultats qui produisent des certitudes.
Les résultats de l'étude sur la surexposition aux PFAS ont été partagés à la presse ce lundi. L'épilogue d'un long processus statistique mis en place à la suite de la crise en 2023. Les habitants des quatre zones concernées, qui étaient pour rappel Chièvres, Ronquières, Nandrin et Florennes, ont notamment du effectuer des prises de sang. Mais pas seulement, comme nous l'explique Yves Coppieters, le ministre wallon de la Santé et de l'Envrironnement :
On voulait comprendre quel était dans leur comportement, dans l'environnement de ces personnes, ce qui est le plus associé au fait qu'ils aient des PFAS élevés dans le sang. On a envoyé des questionnaires qu'ils ont remplis. Et sur cette base là, on a fait un échantillon de 1600 personnes représentatifs des zones couvertes, et on a cherché alors les facteurs de risque majeurs en terme d'exposition.
Trois facteurs ressortent majoritairement. L'âge car plus on est exposé longtemps aux PFAS, plus ils s'accumulent dans l'organisme. Les aliments autoproduits comme les œufs. Et l'eau de distribution qui était, avant 2023, anormalement chargée en PFAS dans ces quatre zones. Sur ce dernier point, le ministre veut néanmoins rassurer.
Je veux rassurer tout de suite la population. Depuis décembre 2023 et toutes les mesures qu'on a pris en 2024, il n'y a plus du tout ce risque là. L'eau de consommation sur l'ensemble de la Wallonie est de très, très bonne qualité actuellement.
Une fois ces facteurs associés à la surexposition mis en lumière, certaines recommandations vont alors pouvoir être partagé aux citoyens.
Au niveau de l'eau distribution les choses sont réglées. Et on peut donc rassurer la population, consommer de l'eau de distribution n'est plus un risque. Au niveau des aliments autoproduits comme les oeufs, l'idée n'est pas d'interdire d'en manger mais de varier l'origine de son alimentation. Parce que si on ne consomme que des oeufs autoproduits à forte concentration, alors oui fatalement, il y a plus de chances de s'intoxiquer. Donc il faut varier l'origine de ces aliments, que ce soient les légumes, les oeufs ou la viande, etc.
Enfin, le ministre et son équipe vont maintenant partager les résultats aux populations concernées par l'étude. Différentes séances d'information seront organisées dans les jours qui viennent.
Nous sommes déjà venus dans les différentes zones présenter les résultats des prises de sang. On a rencontré les médecins généralistes pour les recommandations, le suivi des personnes plus à risque et maintenant on fait exactement la même démarche pour les comportements qui sont associés. On va jouer la transparence. L'idée n'est pas de faire paniquer la population. Mais plutôt de dire "attention, il y a des comportements à risques et certains d'entre vous devraient se protéger par rapport à ça".
Pour les citoyens de Corenne, Flavion et Rosée, une séance d'information est programmée mardi prochain, le 21 avril à 19 h, à la salle Jules Baudoin de Corenne (rue Grande, 30, 5620 Corenne).
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