« Le Nageur », sculpture monumentale, sera installé à la rentrée sur la passerelle Saint-Aubain, reliant Salzinnes au centre-ville. Lauréat de l’appel à projets Namosa, le projet d’Alexandre Rossignon sera présenté au public ce jeudi à 17 h 45 au TRAKK.
C'est une silouhette en suspension qui prendra place à Namur. Une oeuvre subtile composée de filaments d'acier. L'artiste a déjà créé ce genre de projet. L'art urbain est un univers auquel il est sensible. Un lieu l'inspire et puis l'histoire se raconte. Alexandre Rossignon, artiste :
On se baladait le long du halage avec un ami et, d'un coup, on a vu cette passerelle. Et là, moi, ça a fait "Ok, là, il y a quelque chose à faire".
C'est comme un tableau pour un peintre qui demande juste à venir faire une intervention artistique sur cette passerelle qui est un peu laissée à elle-même. Une sorte de monolithe de béton comme ça, très monochrome. Et donc de venir intervenir dessus avec quelque chose qui vienne égayer, qui vient amener de la poésie. Et c'est un lieu qui est parcouru par tellement de monde. Voilà, on va au-dessus, il y a des cormorans qui passent en-dessous, il y a des péniches, il y a des voitures aux alentours, les quais qui sont parcourus par des piétons, des cyclistes et la passerelle qui est parcourue par tellement de monde.
Avec six mètres de porte-à-faux de chaque côté, l'oeuvre jouera sur le mouvement et le déséquilibre. Ici au TRAKK, on se projette dans le rendu final avec la conception de différents supports. Alexandre Rossignon, artiste :
Donc c'est un élément qui va être parcouru par en-dessous, par au-dessus, sur les côtés. Cette approche, ce travail de recherche formelle avec des outils qui sont plutôt imprimantes 3D, découpe laser, c'était pour essayer de voir s'il n'y a pas quelque chose qui peut émerger de ça aussi, de démultiplier les possibles, de démultiplier les supports, les approches pour aussi nourrir l'imaginaire. Voilà pour ne pas qu'on ait une idée figée du projet. Nous, dans le processus de création et pour les gens à qui on va présenter le projet dans le processus d'accompagnement. Et voilà, c'est un projet qui veut ouvrir l'esprit.
Favoriser les synergies, et impliquer un maximum de partenaires en début de processus, c'est la volonté. Le but est aussi de trouver une partie du financement nécessaire à la réalisation de l'oeuvre. Antoine Dutrieu, artiste :
On a reçu effectivement le soutien du collectif, dont l'objectif est d'embellir la ville de Namur, le soutien de l'UNamur et de la Maison de la Laïcité. Mais l'art monumental, aussi subtil qu'il soit, coûte cher. Et donc on doit compléter ce financement par un crowdgiving qu'on lance ce jeudi 12 mars à l'occasion de notre réunion. Donc on attend évidemment le soutien de tous ceux et toutes celles qui veulent participer au projet.
La suite du travail se réalisera en atelier. Cela est prévu cet été. Place ensuite à la finalisation avec l'installation du Nageur de part et d'autre de la passerelle. Antoine Dutrieu, artiste :
On a plusieurs idées pour accrocher l'œuvre.Soit une grue depuis les quais, soit une grue sur la passerelle, une grue araignée. Et puis éventuellement, ce qu'on a aussi envisagé, c'est d'aller par l'eau, par une barge qui viendrait amener la sculpture par le bas. Nous, on sera accrochés à la passerelle en train de faire des trous et d'accrocher tout ça. Et on rentrera même dans la passerelle pour boulonner les deux parties ensemble.
Si vous souhaitez prendre part au projet, c'est donc possible. Ensuite, les Namurois pourront s'approprier l'oeuvre qui complètera l'art urbain déjà très présent à Namur.
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