La saison de la fraise vient de débuter. Dans la fraiseraie de Franière, la famille Verstraete a opté pour une culture hors sol, dans des serres. C'est là que 100 000 plants de fraises s'épanouissent pour nous offrir des fruits gourmands.
Le rouge vif, l’odeur sucrée et ce goût d’enfance qui revient, pas de doute, le printemps est enfin là ! À Franière, la saison des fraises vient officiellement de s’ouvrir et les clients attendaient cela avec impatience, comme en témoigne cette cliente fidèle :
Ça ! On attendait l’ouverture parce que moi, on est plus tourné vers le local et en plus de ça, comment au niveau du goût, il n'y a pas photo. C’est vraiment du bon et on les mange vraiment par plaisir.
Mais derrière ce fruit parfait se cachent de nombreuses heures de travail. Ici à Franière, Bernard a opté majoritairement pour la culture hors-sol afin d’étaler la récolte. Charlotte et Bernard Verstraete :
On commence toujours par les fraises de serre car on peut les avoir plus tôt. Et on essaye de ne pas avoir les tunnels en même temps que les serres pour étaler un peu la période de production. Et donc ici on peut se permettre de commencer plus tôt parce qu’on sait gérer un peu plus la température, les aléas de la météo et donc ça nous permet d’avoir des fraises un peu plus tôt.
Le choix du hors-sol c’est porté parce qu’en fait, la fraise, il faut savoir que c’est une plante qui ne peut pas se cultiver, enfin pour certaines variétés, sur le même terrain donc il faut une rotation assez longue. Donc à l’époque, quand j’avais remis mon exploitation, je n'avais pas le terrain donc je me suis tourné vers cette culture-ci car elle permet de cultiver toujours à la même place et de cultiver beaucoup plus de plantes. Donc, il faut savoir que dans une serre, ici dans ce type de culture, vous mettez trois fois plus de plantes que dans une culture classique, en fait.
La culture hors-sol offre également des avantages certains pour faciliter la cueillette. Charlotte Verstraete nous le confirrme :
C’est beaucoup plus agréable, ça fait pas mal aux genoux comme c'est le cas dans les champs au niveau des tunnels. Là, c’est beaucoup plus compliqué de récolter, avec des douleurs de dos, des douleurs de genoux... Donc ici tout est adapté, une étagère est à hauteur, on cueille au niveau des bras, à hauteur de la tête. C’est parfait d’un point de vue ergonomique.
Les serres s’étendent ici sur plus d’un hectare. Dans cette exploitation, on a fait le choix d’une chaudière biomasse. Bernard Verstraete nous explique :
On a fait le choix de passer à ce qu’on appelle la biomasse. Moi ici, je chauffe avec des plaquettes forestières qui sèchent. Donc ce qu'on brûle ici ce n'est que du bois forestier. Ca permet de pouvoir échapper à quelques aléas comme la hausse et la baisse de prix du pétrole.
À Franière, la saison est donc lancée. Le travail ne manque pas pour satisfaire nos papilles.
Rédigé avec l'aide de l'IA
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