En visite dans la province de Namur ce vendredi, la ministre wallonne Anne-Catherine Dalcq a fait le point sur les actions de lutte contre les inondations avant de se rendre sur le chantier de réaménagement du Frizet.
Accélérer les travaux de prévention et renforcer la sécurité des citoyens, ce sont là les objectifs de la ministre. Avec une nouvelle enveloppe de 3 millions d'euros, des projets sont soutenus en province de Namur. Anne-Catherine Dalcq (MR), Ministre wallonne de l’Agriculture :
Le gouvernement wallon a vraiment la priorité sur la lutte contre les inondations, améliorer la sécurité des citoyens, rendre le territoire plus résilient face à ces événements climatiques extrêmes qui sont de plus en plus présents. Et donc, il a mis les moyens, que ce soit au départ dans la vallée de la Vesdre mais au niveau de toute la région wallonne. Donc il y a eu différentes subventions aux provinces qui viennent du plan de relance wallon, mais également du plan national de reprise et de résilience de l'Union européenne, pour donner les moyens d'accélérer tous les aménagements qui ont déjà été étudiés, qu'il fallait sortir des cartons, et c'est ce qu'on voit aujourd'hui.
Parmi ces aménagements, celui du Frizet à Saint-Marc, un petit cours d'eau non navigable qui traverse le nord de Namur. Ce chantier consiste à remettre le cours d'eau au jour. Ce projet est géré par l'équipe pluridisciplinaire du pôle provincial de gestion intégrée des cours d'eau. Nathalie Fonder, responsable du pôle provincial de gestion intégrée des cours d’eau :
Les missions de mon service sont définies par le code de l'eau et nous avons deux axes principaux qui sont :
- Prendre des mesures pour diminuer le risque d'inondation.
- Restaurer ou maintenir les cours d'eau dans leur état naturel.
Tout ça, ça coûte malheureusement. Pour pouvoir essayer de prendre des mesures pour diminuer le risque d'inondation, comme on l'expliquait, l'homme s'est beaucoup installé dans le lit majeur des cours d'eau. Il est normal qu'un cours d'eau coule dans son lit mineur en temps normal, et puis déborde et s'étale dans son lit majeur en cas de crue. Donc, on essaie de prendre des mesures pour que les débordements en cas de crue arrivent moins souvent ou, s'ils arrivent, qu'ils soient moins importants.
Se repose donc la question de l'habitat, parfois trop proche ou autorisé sans mesures adéquates. Nathalie Fonder, responsable du pôle provincial de gestion intégrée des cours d’eau :
Moi je dis toujours : la vallée mosane a été construite en zone inondable, mais si vous regardez, tous les rez-de-chaussée habitables sont à 1,50 m au-dessus du niveau du sol. C'était fait pour que la Meuse puisse venir s'étaler, déborder en cas de crue, et mettre les habitations hors de danger d'inondation. Donc, on peut construire en zone inondable, mais il faut construire avec bon sens.
Il faut donc maîtriser les zones de débordement sur site urbanisé, et les projets sont nombreux. Nathalie Fonder, responsable du pôle provincial de gestion intégrée des cours d’eau :
C'est chaque fois divers et varié. Maintenant, c'est souvent essayer de ralentir l'écoulement, améliorer l'écoulement, donc restaurer le lit majeur, restaurer une confluence qui se fait en angle droit parce qu'on a calé le cours d'eau en bord de parcelle, redonner des endroits de débordement potentiels... En fait, c'est quelque part essayer de maîtriser les zones de débordement.
Ici, la remise à ciel ouvert est en cours. Les travaux ont commencé en novembre. Nathalie Fonder, responsable du pôle provincial de gestion intégrée des cours d’eau :
En tant que service public, on est tenu de respecter des procédures : des marchés publics, des délais de publication, des délais de négociation, des délais de chantier. Les prescriptions du DNF, par exemple ici pour l'instant, on est en pleine période de nidification des oiseaux et donc on ne peut pas procéder à des abattages forestiers. Voilà, il y a énormément de contraintes à droite à gauche qui font que, souvent, ces chantiers prennent du temps et les citoyens ont parfois du mal à comprendre comment ça se fait que ça prend autant de temps.
380 000 euros, c'est le coût de ce chantier qui fait partie des points noirs de la région et qui prendra fin en septembre prochain.
Sur le même sujet
Recommandations
L'ancienne caserne du génie à Jambes à l'aube d'une grande transformation
Florennes : du nouveau dans le dossier de la ZAC Nord
Sombreffe dégage 1,7 million pour remédier aux inondations
Inondations: des citoyens en colère à la sortie du conseil communal
Inondations: la Wallonie annonce de nouvelles mesures pour rendre le territoire plus résiliant
Ligny : comment limiter le risque d'inondations ?
Sambreville : le bourgmestre à la rencontre des agriculteurs au sujet des inondations