Ce samedi, Namur vibrait au rythme de son histoire et de ses racines lors de la Journée du Folklore et des Traditions. Cette année, l’association organisatrice “FolkNam” doit composer avec une nouvelle contrainte financière.
Tambours qui résonnent et costumes d’époque qui défilent, le folklore était à la fête dans les rues de Namur pour la 28e Journée du Folklore et des Traditions. Mais cette année, un nouveau règlement de redevance communale change la donne : l’occupation des places de la corbeille namuroise est désormais payante. Guy Brunin, secrétaire de l’ASBL FolkNam, explique :
Ça nous impacte assez fortement quand même. Dans notre organisation, nous occupons beaucoup d'espaces publics : la place d'Armes, la place Maurice Servais, la place des Cadets, etc. Et toutes ces occupations sont maintenant liées à une redevance communale que nous devons assumer. Aujourd'hui, ça représente pour nous environ 1 600 €.
Un coût supplémentaire que l’ASBL doit désormais intégrer dans son fonctionnement. Si l’événement est maintenu, les organisateurs reconnaissent devoir s'adapter :
Depuis le changement de majorité qui a eu lieu l'année passée, on s'attendait, et on s'attend toujours évidemment à des changements. On a un peu anticipé les choses, bien sûr. Depuis le milieu de l'année passée, nous avons développé un dossier partenariat que nous présentons aux entrepreneurs namurois. Ce dossier leur permettra, par un soutien aux activités folkloriques que nous organisons, d'affirmer leur ancrage local et leur intérêt par rapport à la société dans laquelle ils évoluent.
Recherche de partenaires et nouvelles sources de financement font donc partie d’une évolution devenue nécessaire pour assurer la pérennité du projet. Guy Brunin ajoute :
Vous savez, je pense que ça ne sert à rien de se confronter à une réalité et de ne pas avancer. Parce qu'on savait bien que notre organisation risquait d'être en péril les prochaines années si nous ne bougions pas, on a choisi de faire plus beau, plus fort encore cette année. On n'est pas très riche mais on a quand même un petit fond de caisse. Donc on va un peu piocher dedans cette année pour arriver à faire quelque chose qui présente un cachet qui peut intéresser évidemment les partenaires que nous avons sollicités.
Sur le terrain, l’esprit reste intact. Plus de 25 groupes folkloriques défilent dans le cortège, souvent de manière bénévole. C’est le cas d’Anne Leon, bénévole au sein de FolkNam :
C’est un peu triste parce que bon, nous sommes des ASBL culturelles, et donc on n'a pas de profit, c'est vraiment pour la liesse populaire qu’on le fait. On est vraiment tous bénévoles et donc tout ça a un coût. Je pense que pour la cohésion sociale, il faudrait quand même qu’on essaye de trouver des petits budgets.
Les participants restent profondément attachés à un folklore accessible à tous. À ce titre, Sylvain Rassart, vice-président de l’ASBL des Flanqueurs de la Garde impériale de Dinant, présent dans le cortège aujourd’hui, témoigne :
Le folklore c’est la culture. Donc, oui ça doit être facile, gratuit et accessible.
La fête a rassemblé petits et grands autour du folklore namurois. Un folklore bien vivant, mais désormais confronté à de nouvelles contraintes.
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