Sous une pluie persistante, le grand feu de Bouge s’est embrasé ce dimanche sur les hauteurs de la vallée mosane. L’événement a néanmoins rassemblé des passionnés fidèles aux traditions namuroises.
Le bûcher de l’édition 2026 aura été plus mouillé que brûlant, mais il a finalement pris feu. Forcément, avec un tel temps, la foule n’était pas celle des grands jours. Les Namurois présents ont toutefois pu profiter du spectacle.
C’est sous une pluie battante que les délégations représentant les groupes folkloriques du Namurois ont entamé leur cortège, avec pour objectif l’allumage du grand feu de Bouge. Une tradition bien ancrée, à laquelle les confréries namuroises tiennent particulièrement. Dimitri Collignon, président des Alfers namurois, le rappelle :
"C'est important d'être là, comme pour toutes les sorties folkloriques du Namurois.On est de Namur et donc on essaie de venir à toutes les traditions namuroises."
L’arrêt devant le parvis de l’église Sainte-Marguerite s’est prolongé, la pluie ayant compliqué l’allumage des flambeaux. Le cortège a ensuite repris sa route vers le site, où la confrérie du grand feu de Loyers, mise à l’honneur cette année, attendait pour initier l’embrasement du bûcher. Eric, ancien président du grand feu de Loyers, se réjouissait :
"C'est vrai que ça fait toujours plaisir, évidemment. Avec les confrères de Bouge, on s'entend super bien. Nous mettre à l'honneur aujourd'hui, c'est quand même très plaisant."
Avant l’allumage, la traditionnelle montée du bonhomme hiver a eu lieu. Les réactions étaient partagées entre espoir et fidélité à la coutume :
" C'est un grand feu mouillé, ça c'est une certitude, mais on espère qu'il va bien brûler et qu'il ne va pas trop souffrir et qu'on va voir un petit peu aux alentours les autres feux parce que là, ça laisse un peu à désirer. Mais c'est une tradition, donc on est là."
Un groupe de jeunes filles présentes témoignent de leur amour pour ce moment de tradition :
" Nous sommes là parce que nous adorons le grand feu. On y vien toutes les années pour se retrouver entre copines, c'est trop chouette, on adore ! "
Le grand feu de Bouge, c’est aussi un feu d’artifice qui précède l’embrasement du bûcher, offrant un moment visuel apprécié du public.
L’événement bougeois s’inscrit dans un ensemble plus large : il s’agit de l’un des sept grands feux allumés ce soir-là à Namur. Autour de Bouge, six feux plus modestes ont également été dressés dans les villages de la vallée mosane. En raison de la pluie, certains ont mis du temps à s’allumer, sans entamer la détermination des organisateurs. Amaury Christophe, secrétaire de la Confrérie Royale du Grand Feu traditionnel de Bouge, précise :
"Le problème serait vraiment le vent, mais ça n'a jamais posé problème depuis la création de la Confrérie en 1957. En 2019 on a eu un peu peur. Ici, pour l'instant, ça va encore. La pluie est inconfortable pour le public et pour nous. Mais voilà, on ne va pas déplacer la date pour ça. Et les courageux qui ont bravé le froid et la météo peu cléments, on les félicite évidemment."
Selon la légende, voir les sept feux allumés simultanément éloignerait grimaciers et sorcières pour toute l’année. Si l’humidité a empêché un embrasement commun, la douceur annoncée — jusqu’à 18 degrés dans les prochains jours — laisse penser que l’hiver, lui, a bel et bien été chassé.
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