Facteur, carreleur ou encore monteur... Ce sont des métiers que vous connaissez. Mais si on vous dit rigueur ? Là, cela cale peut-être. Partons du côté de l'aérodrome de Temploux à la découverte de ce métier rare. Plus exactement au paraclub de Namur.
Paraclub de Namur. Au fond d'un hangar temploutois, nous rencontrons Valère Evrard. Il est rigueur :
Je travaille principalement dans les parachutes : tout ce qui est préparation et inspection des parachutes Et ici, je répare une voile qui a eu un souci. Je la répare pour qu'elle puisse à nouveau voler. En cas de mauvaises réparations, elle ne volerait pas bien. Elle ne freinerait pas comme il faut.
Cette profession singulière, Valère l'a découverte par hasard.
J'avais envie de faire du parachute. Je suis arrivé là-dedans. Ici, ils cherchaient des gens pour plier les parachutes principaux. Je me suis dit "pourquoi pas ?" puis j'ai rencontré un rigueur qui m'a montré le métier. Je le trouve très intéressant.
Ce métier, ils ne sont qu'une poignée à l'exercer chez nous. Un métier qui doit être certifié à l'étranger.
Vu que c'est un métier atypique chez nous, il n'y a pas de formation en Belgique. Il faut aller aux Etats-Unis ou en France pour passer la qualification qui permet à ce moment-là d'exercer le métier. C'est un examen pratique et théorique.
Outre la réparation de parachute, le rigueur s'attèle au pliage du parachute de secours. Un travail méticuleux qui dure au moins une demi-heure. Une tâche importante, il en va de la sécurité de ceux qui aiment se jeter dans le vide.
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