Avec le retour du soleil, les sous-bois se parent de jaune. Les jonquilles sont de sortie, tout comme les promeneurs venus profiter. En pleine période de congé de détente, familles et enfants arpentent les sentiers pour composer de jolis bouquets.
C’est le cas de June, venue se balader avec sa maman et son petit frère après plusieurs jours de pluie.
« J'aime bien la nature. J'aime bien les arbres, surtout quand on va faire des balades.»
Quelques mètres plus loin, Katya confectionne elle aussi son bouquet, avec enthousiasme — et générosité.
« On peut les offrir à mamie ? — Oui ! Tu crois qu'elle va être contente ? — Oui ! »
Un présent qui devrait faire plaisir… même si la fillette hésite aussi à l’offrir à son amoureux Clément.
Cueillir oui, arracher non
Derrière ce geste printanier se cachent toutefois des règles précises, souvent méconnues du grand public. June a déjà retenu un principe essentiel : « Oui, il faut bien les prendre en dessous, sinon si on les prend par au-dessus ça va pas du tout aller. »
Sa maman insiste sur l’importance de préserver la nature :
« Je sais bien que la nature, il faut la protéger et que c'est très important de ne pas cueillir toutes les jonquilles pour les laisser revenir chaque année embellir nos forêts.»
Une espèce protégée et une cueillette limitée
En Wallonie, la jonquille fait partie des espèces protégées. Sa cueillette est tolérée uniquement sous certaines conditions, comme l’explique le garde forestier.
« La jonquille fait partie des espèces qui sont protégées, mais on peut cueillir la partie aérienne de la plante. On ne peut en aucun cas arracher les bulbes ni les replanter chez soi. C’est toujours pour un usage personnel : le commerce est interdit. Le quota, ce sont deux petites poignées, donc deux petits bouquets par personne et par jour. » — Marc Germain, garde forestier DNF
Autre point essentiel : certaines zones sont totalement interdites au prélèvement. « Dans les réserves naturelles, on peut se promener, mais on ne peut rien prélever, même des fleurs qu’on pourrait cueillir un peu plus loin en dehors de la réserve. »
Des règles locales à respecter
Au-delà de la réglementation régionale, des dispositions locales peuvent également s’appliquer.
« Très généralement, les propriétaires réservent le droit de cueillette aux habitants de la commune. C’est le cas à Philippeville : pour prélever des jonquilles dans les bois communaux, il faut être habitant de la commune. »
Autrement dit, venir d’une commune voisine ne garantit pas le droit de cueillir.
Un plaisir simple… à condition de préserver la forêt
La cueillette de jonquilles reste donc possible, à condition de rester raisonnable et respectueux de l’environnement. De quoi profiter pleinement de cette tradition printanière tout en permettant aux fleurs de revenir chaque année illuminer les sous-bois.
Un bouquet modeste, quelques règles en tête… et le printemps peut s’inviter à la maison sans nuire à la nature.
Article retranscrit avec l'appui d'outils d’intelligence artificielle (Transcript d'Adobe Premiere et ChatGPT 4.o) et vérifié par un journaliste.
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