La ministre du tourisme, Valérie Lescrenier (Les Engagés), avait commandé un audit sur la gestion des Lacs de l'Eau d'Heure. Les conclusions exhortent à un changement de cap pour rebooster la fréquentation.
Les grandes lignes de cet audit, réalisé par Price Waterhouse Cooper pour 200 000 euros, ont été publiées ce vendredi matin par Le Soir. Il s'avère que l'ASBL qui gère le site est beaucoup trop dépendante des subsides publics. ceux-ci représentent en effet 86% des recettes alors que le nouveau plan d'investissement prévoit une une baisse de moitié du budget, à 4,5 millions d'euros. Par ailleurs, les recettes d'exploitation sont en diminution, principalement à cause de la baisse de fréquentation mais aussi de la fermeture, depuis 2019, de l'Aquacentre, qui drainait 150 000 visiteurs par an.
L'audit révèle aussi un déficit d'image, certains sites tombant en désuétude. Ainsi sur 13 sites analysés, seulement trois voient leur résultat économique augmenter. Et on remarque, en outre, que les investissements régionaux (100 millions en 30 ans) n'ont pas l'impact espéré sur la fréquentation. Sur 18 sites qui ont bénéficié de subsides régionaux, seulement sept ont vu leur fréquentation augmenter, précise la ministre en appelant à davantage de méthode sans dépenser plus.
Caroline Desalle (Les Engagés), députée wallonne et vice-présidente de la commission tourisme du parlement régional ajoute : "Les lacs de l'Eau d'Heure disposent d'un potentiel touristique exceptionnel. pourtant, aujourd'hui, l'offre et les standards d'accueil ne sont clairement pas à la hauteur des attentes des visiteurs. Une dépendance à 86% aux financements de la Region Wallonne n'est plus tenable. Les lacs doivent progressivement gagner en autonomie financière et s'orienter davantage vers des partenariats public-privé.
L'audit met aussi en évidence le manque d'activités indoor, pourtant essentielles pour garantir l'attractivité du site toute l'année.
"L'Aquacentre a longtemps été une véritable locomotive pour les Lacs. Mais le potentiel reste sous-exploité. des investissements ciblés et des nouvelles activités doivent permettre de redynamiser le site", poursuit Caroline Desalle.
Article rédigé d'après Belga.
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