Le SlowHeat contribue à la sobriété énergétique. Il consiste à moins chauffer sa maison sans avoir froid. De quoi réaliser des économies d'énergie et diminuer notre impact sur notre planète. Le SlowHeat était au centre d'une conférence organisée à Namur.
Le chauffage, ce n'est pas qu'une question de degrés. Ce n'est pas les intervenants à la conférence partagée "Habitants chauffage et confort sobre" qui diront le contraire. Xavier Gillon, Coordinateur de la Ceinture Énergétique Namuroise (CEN):
La sensation de confort et de chaleur compte avant la température de la pièce. Et cette sensation de confort peut dépendre aussi de l'humidité dans la pièce, des courants d'air. Donc regarder uniquement la température du thermostat, ce n'est pas une bonne chose. Il faut écouter d'abord avant tout son ressenti.
L'humidité à bannir
Et pour se sentir bien dans sa maison et avoir une bonne sensation de chaleur, il est primordial de veiller au renouvellement de l'air pour chasser l'humidité, car plus il y a d'humidité, plus l'air de votre maison mettra du temps à chauffer. Quentin Guillemeau, habitologue:
Le renouvellement d'air, c'est quelque chose qui est effectivement un peu laissé de côté par la plupart des gens parce qu'on se dit qu'après avoir mis de nouveaux châssis qu'on ne va pas commencer à mettre des barrettes dans les fenêtres par exemple parce que cela va créer des courants d'air. Il faut savoir qu'une fois qu'on a rendu étanche sa maison, on va avoir de l'air vicié qui va stagner à l'intérieur. Cela n'est pas sain car cela peut créer des problèmes de moisissures mais aussi des problèmes de santé. Et c'est pour ça qu'il est nécessaire souvent d'installer des systèmes de ventilation mécanique car même l'aération de sa maison, quinze minutes le matin, et quinze minutes le soir ne suffit pas.
Sobriété pour notre planète
"Il faut rénover le bâti wallon!" Cet objectif martelé notamment par les responsables politiques n'est pas la panacée, estiment les intervenants de la conférence partagée organisée par l'asbl "Habitat et participation". Pour eux, il est nécessaire d'adopter la sobriété énergétique. Xavier Gillon, Coordinateur de la Ceinture Énergétique Namuroise (CEN):
Isoler ne suffira pas. Le comportement des gens doit changer. Il y a 50 ans, on chauffait à 16 degrés. Aujourd'hui, on va plutôt vers 19-20 degrés. Donc c'est la manière de vivre dans la maison, les températures qu'on met à la maison qui comptent vraiment.
Quelques conseils pour faire des économies d'énergie
Faire baisser la température, c'est bon pour la planète mais aussi pour notre portefeuille. Vanessa Dirix, accompagnatrice en rénovation énergétique, nous donne quelques conseils pour que la douloureuse soit moins douloureuse:
Il ne faut pas faire tourner la chaudière non-stop, été comme hiver. Mais en été, avoir un système de chauffage pour l'eau chaude sanitaire indépendante de notre chaudière. Pour l'hiver où on a des pics de froid, c'est intéressant d'avoir un petit chauffage d'appoint. Que ce soit un poêle à pellets ou un poêle à bois ou encore un radiateur infrarouge qui va réchauffer notre corps et pas nécessairement toute la pièce, tout en faisant attention de garder une température de seize degrés.
C'est qu'en-dessous de 16 degrés, il y a un risque de condensation, d'humidité et d'apparition de moisissures. Si vous voulez diminuer de quelques degrés la température chez vous, il vous faudra peut être renouveler votre garde robe. Investissez par exemple dans des pulls en laine ou encore dans un pull chauffant comme celui créé par un jeune ingénieur venu présenter son projet lors de la conférence.
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