En Wallonie, les 18-24 ans représentent environ 15 % des tués sur les routes. À l’IFAPME de Namur, une formation mise sur la prévention routière afin de les sensibiliser aux dangers de la circulation.
Les apprentis de l’IFAPME de Namur testent leurs réflexes face aux dangers de la route grâce à un simulateur de conduite. Cette formation, proposée par FEDEMOT, se concentre sur les comportements à risque. Claire Renier, formatrice chez FEDEMOT, en précise l’objectif :
Il s’agit avant tout de sécurité routière. Nous allons dans les écoles, dans les IFAPME, les CEFA, etc., pour expliquer aux jeunes les dangers de la route, et qu’ils peuvent faire et ne pas faire.
Des comportements à risque restent encore trop fréquents chez les jeunes. Selon les formateurs, certains dangers reviennent systématiquement :
La vitesse et le téléphone sont des éléments très importants. Il y a aussi la drogue, souvent liée à l’alcool. Les jeunes ne se rendent pas compte qu’à ce moment-là, ils se prennent un peu pour des Superman et roulent beaucoup plus vite. Fatalement, c'est toujours la vitesse qui est en première ligne et c'est comme ça qu'il arrive des accidents.
Un accent particulier est également mis sur les trottinettes électriques, un moyen de transport très prisé par les jeunes, mais qui n’est pas sans danger. Claire Renier rappelle les règles :
Nous leur expliquons aussi ce qu’ils peuvent faire ou non en trottinette électrique. Rouler à deux est interdit, tout comme rouler sur les trottoirs. Ils doivent emprunter les pistes cyclables quand il y en a, exactement comme les vélos. Le problème, c’est qu’il y a aujourd’hui énormément d’accidents avec les trottinettes. Les usagers ne font pas toujours attention, ils pensent pouvoir passer partout. Mais on ne les voit souvent qu’au dernier moment, et ça, je crois qu'ils ne s'en rendent pas bien compte.
Au-delà de cette journée, la prévention est intégrée directement dans leur formation. Anne-Françoise Hayen, responsable des cours généraux (mathématiques et économie) à l’IFAPME de Namur, l’explique :
En troisième année d’apprentissage, dans le cours de droit, les élèves voient tout ce qui concerne la sécurité routière. Nous avons donc eu l’occasion d’ajouter ici un volet consacré à la prévention, à la sécurité, mais aussi aux réflexes à adopter si l’on se retrouve face à un accident.
Le simulateur de conduite constituait l’un des temps forts de la formation. Certains apprentis possèdent déjà leur permis depuis plusieurs années. L’exercice fait donc office de piqûre de rappel. Édouard Laval, apprenti en première année de mécanique, témoigne :
Je trouve que c’est une bonne expérience, soit pour se rappeler les règles du permis de conduire, soit, pour ceux qui le préparent, pour apprendre d’abord un peu avant de conduire une vraie voiture et risquer la vie des autres, la sienne ou les casses.
En trois matinées, une cinquantaine d’apprentis âgés de 17 à 22 ans auront participé à cette sensibilisation. Un rappel loin d’être anodin : les accidents de la route restent la principale cause de mortalité chez les jeunes hommes de 20 à 24 ans et figurent parmi les causes majeures de décès jusqu’au début de la trentaine.
Clara Ligot
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