Coup dur pour l'école de Dave : le Pouvoir organisateur a décidé de sa fermeture. L'implantation n'est plus jugée viable économiquement. Les 35 élèves devront être réorientés vers d'autres établissements scolaires.
Ce ne sont pas uniquement les projections d’inscription qui parlent. La décision de fermeture a été prise en raison de multiples facteurs. Thierry Scoyer, Président du Pouvoir Organisateur de l’EFSMJ :
Il y a d’autres aspects que le P.O. doit prendre en considération, qui sont des aspects économiques inévitablement, sécuritaires et compagnie. Donc aujourd'hui les frais sont beaucoup trop élevés par rapport au nombre d’élèves que nous avons.
Une section maternelle à classe unique et deux classes en primaire, c’est la particularité de cet établissement qui dispose d’un cadre unique. Les enseignants nous parlent d’une école de rêve, les parents sont très inquiets. Justine Leone, maman d'élèves :
On est dans un super cadre, donc déjà les enseignants sont fort, je dirais, à l’écoute des enfants et on a un peu l’idée... enfin, l’impression, je dirais plutôt, d’être dans une grande famille où les plus grands aident les plus petits. Et puis alors il y a un super cadre puisque les enfants peuvent bénéficier des installations extérieures, d’un petit jardin, d’une maison vraiment unique en fait pour les maternelles et d’une autre... d’un autre petit espace pour les primaires. Nos enfants sont revenus, ben, en pleurant de l’école en disant « on n’a plus d’école, on va devoir fermer l’école ». Même moi aussi ça me rend triste. Donc ça c’est une première chose. Après, la deuxième chose qui nous vient en tête est... ben c’est pas en fait parce qu’on nous dit qu'on va fermer l’école que nous on désire le faire, et donc on ne va pas rester les bras croisés.
La décision de fermeture est-elle définitive ? C'est la question que nous avons posée à Thierry Scoyer, Président du Pouvoir Organisateur de l’EFSMJ :
Oui, elle est juste, hélas triste, mais sage, raisonnable. Financièrement nous ne pouvons pas tenir, c’est impossible. Ce n’est pas uniquement une question de nombre d’élèves parce que ça, parfois nous pouvons fonctionner avec l’aide des autres écoles de Namur, ce qui arrive. Mais les autres écoles nous disent clairement qu'elles nous aident depuis une bonne dizaine d’années à tenir. Qu'à un moment donné, et bien voilà, il faut vivre tout seul. Et vivre tout seul, on n'y arrivera pas. Moi c’est les enfants qui me préoccupent. Les parents ils vont s’organiser, je le sais bien. Mais c’est les enfants. Il ne fallait pas les prendre en otage parce que si on leur dit le 8 septembre « écoutez, le 1er octobre on ferme », c’est encore pire pour eux, c’est encore pire.
Malgré tout, les parents gardent espoir et veulent trouver des solutions. Ici la fancy-fair se prépare, elle aura lieu ce dimanche et sera sans doute chargée d’émotions. Mais ce sera aussi l’occasion pour les familles de montrer qu'elles restent mobilisées.
Article réalisé avec l'appui d'outils d’intelligence artificielle
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