Depuis le 2 février, le cimetière de Florennes est fermé au public pour la première des deux campagnes d’exhumation prévues cette année. La première session se poursuivra jusqu’au 21 février, tandis qu’une seconde aura lieu du 9 au 21 mars.
Ces opérations s’inscrivent dans un projet pilote wallon visant à harmoniser et professionnaliser les pratiques d’exhumation dans les cimetières. Florennes et Philippeville ont été choisies comme communes pionnières, permettant de former le personnel et de sécuriser les procédures.
Selon l’échevin en charge des cimetières, Quentin Massaux, la saturation des cimetières communaux est une problématique partagée par toutes les communes. « Avant d’envisager une extension, il faut faire de la place », explique-t-il. Le processus commence par l’avis aux familles des tombes en défaut d’entretien, suivi d’un délai d’un an avant que la commune ne récupère la propriété et puisse procéder à l’exhumation.
Ces travaux sont réalisés par les équipes communales, une démarche qui permet de réaliser une économie significative par rapport au recours à des sociétés externes. « Faire appel à un prestataire coûterait 1 250 € par crâne. Sur 200 corps, l’économie est majeure », précise l’échevin. Le chantier met également en avant le savoir-faire local, avec un personnel formé et expérimenté.
Les exhumations s’accompagnent d’un processus de végétalisation des emplacements libérés. Ce projet a déjà permis à Florennes de partager son expertise avec d’autres communes wallonnes, comme Anderlues, dans le cadre de la formation de nouveaux fossoyeurs.
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